Le confinement le week-end est étendu au département du Pas-de-Calais où l'épidémie flambe ces dernières semaines. L'Île-de-France, pourtant sous surveillance renforcée, n'est pas concernée. Le gouvernement s'engage à accélérer la campagne de vaccination.

 Jean Castex, lors de sa conférence de presse jeudi soir.
Jean Castex, lors de sa conférence de presse jeudi soir. © AFP / Alain Jocard

L'Île-de-France épargnée, mais pas le Pas-de-Calais. Le Premier ministre Jean Castex a confirmé, jeudi, lors de sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, le reconfinement les prochains week-ends de l'ensemble du département du Pas-de-Calais, où l'épidémie flambe (l'incidence y dépasse les 400 cas pour 100 000 habitants et les services de réanimation sont saturés). Ce confinement prend effet à compter de ce vendredi 18h et jusqu'à lundi matin 6h. 

En revanche, la population francilienne ne sera pas concernée par une telle mesure, alors même que la situation sanitaire s'aggrave, par exemple en Seine-Saint-Denis. La ville de Marseille (Bouches-du-Rhône) est également épargnée. Jusqu'à présent, la partie littorale du département des Alpes-Maritimes, la plus peuplée, ainsi que l'agglomération de Dunkerque ont été confinés le week-end pour tenter d'endiguer la propagation de l'épidémie. 

Jean Castex souligne qu'il n'y a pas de "hausse exponentielle" de la circulation du virus, mais que les chiffres nationaux cachent des "situations territoriales beaucoup plus contrastées". Le variant anglais représente désormais "60% des contaminations" et les établissements de santé sont soumis à "une forte pression" qui "ne se relâche pas". Il confirme qu'il "n'est pas encore temps d'alléger les mesures nulle part"

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Trois nouveaux départements sous surveillance

Dans le Pas-de-Calais, les grands surfaces de plus de 5 000 mètres carrés non alimentaires seront fermées. Dans les autres départements sous surveillance, dont la liste est disponible dans notre article, les grands centre commerciaux de plus de 10 000 mètres carrés seront fermés et des "dispositions supplémentaires" seront mises en place pour "limiter le brassage" de population, notamment pour limiter l'accès à certains sites "très fréquentés" et où l'on observe "des regroupements de masse, sans port de masque et sans distanciation"

Par ailleurs, Jean Castex a annoncé une actualisation de la liste des départements sous surveillance. Les départements des Hautes Alpes, de l'Aisne et de l'Aube "ont connu une progression telle depuis une semaine qu’ils ont franchi le seuil des 250 cas pour 100 000 habitants et s’ajoutent" a la liste des vingt départements placés "sous surveillance renforcée". Le chef du gouvernement a exhorté les habitants de ces départements en alerte à ne pas les quitter, à restreindre leurs interactions sociales.

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

Vaccination des plus de 50 ans à partir du 15 mars

La vaccination sera accélérée, avec une mobilisation des soignants et l'ouverture exceptionnelle de centres dédiés le week-end. Pour ces 23 départements sous surveillance, 135 000 doses seront allouées et 10 000 doses envoyées dans le Pas-de-Calais. La France doit recevoir 22 millions de doses en mars et en avril et vise au moins 20 millions de vaccinés d'ici mi-mai, 30 millions d'ici l'été. 3,2 millions de personnes ont, à ce jour, reçu une première dose ; 1,8 ont reçu les deux doses. 

Par ailleurs, la vaccination sera disponible en pharmacie à compter de la semaine du 15 mars pour les personnes ayant plus de 50 ans et présentant une comorbidité, a annoncé Jean Castex. Les patients concernés n'auront "pas besoin d'une prescription médicale" et pourront se rendre "directement en officine" pour y recevoir le vaccin AstraZeneca. Par ailleurs, les personnes de 50 à 74 ans qui n'ont pas de pathologie particulière pourront se faire vacciner à compter de mi-avril.

Appel aux soignants, "pas assez vaccinés"

Le Premier ministre a aussi appelé "solennellement" les personnels des résidences pour personnes âgées à se faire vacciner "très rapidement" pour permettre le retour d'"une vie sociale apaisée" dans ces établissements.  "Trop d'entre eux ne l'ont pas encore fait", a-t-il ajouté. "Seul un soignant sur trois est aujourd’hui vacciné. Ce n’est pas normal ! Cela compromet notre capacité à lutter efficacement contre le virus", a lancé Jean Castex.

Par la suite, Olivier Véran a noté que les soignants, pourtant prioritaires, ne sont, de façon générale, "pas assez vaccinés". Le ministre de la Santé a annoncé qu'il allait écrire aux soignants pour les inciter "très fortement" à le faire. Actuellement, environ 40% des personnels des Ehpad et 30% des soignants, en ville et à l'hôpital, ont été vaccinés, a précisé le ministre.

Le ministre n'a pas fermé la porte, si cette incitation "ne suffisait pas", à une saisine du Conseil consultatif national d'éthique pour qu'il dise s'il faut "aller au-delà" ou non, à savoir rendre la vaccination obligatoire pour les soignants.