L'intervention du Premier ministre sur France Inter a permis de rassurer les Restos du cœur de Grenoble : le contrat aidé de leur cuisinier sera reconduit. Mais pour les autres ?

Édouard Philippe a indiqué que les contrats aidés devaient être alloués en priorités aux associations d'urgence et de solidarité
Édouard Philippe a indiqué que les contrats aidés devaient être alloués en priorités aux associations d'urgence et de solidarité © AFP / BERTRAND GUAY

Finalement, les Restos du cœur de Grenoble devraient pouvoir reprendre le service. Samedi dernier, la responsable de l'antenne Brigitte Cotte annonçait sur France Info qu'elle ne pourrait plus distribuer de repas aux bénéficiaires, faute de reconduction du contrat aidé du cuisinier, conséquence d'un nombre moindre de contrats aidés en 2017 par rapport à l'an précédent.

A cette inquiétude, le Premier ministre Édouard Philippe avait réagi hier sur France Inter. Invité de Questions politiques, le Premier ministre avait précisé que "ce qui arrive à Grenoble ne correspond pas aux orientations" fixées.

"Je sais que des contacts ont été pris" affirmait aussi Édouard Philippe. Mais Brigitte Cotte a appris la nouvelle par la radio, non pas par les services de l'État. Qu'importe, la responsable des Restos du cœur se dit satisfaite au micro de Benjamin Mathieu : "Je suis particulièrement ravie pour les personnes que nous accueillons."

Brigitte Cotte qui va dès ce lundi reprendre contact avec Pôle Emploi pour faire signer un nouveau contrat à son cuisinier et espère reprendre la distribution de repas chauds d'ici une semaine.

Qu'en sera-t-il pour les autres associations ?

C'est donc une histoire qui fini, a priori, bien. Mais qu'en est-il des autres associations ? Comme l'expliquait le Premier ministre dimanche, 70% des contrats aidés décidés par le précédent gouvernement ont été alloués pendant les quatre premiers mois de l'année, obligeant le nouveau gouvernement à rallonger de 30 à 40 000 le nombre de contrats aidés nécessaires pour aller jusqu'à la fin de l'année.

Un nombre néanmoins moindre, qui inquiète la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale. Son directeur général, Florent Gueguen, appelle Édouard Philippe à revenir sur cette décision : "C'est tout un pan de l'action associative de solidarité qui est menacé [...] Je n'ai pas entendu le Premier ministre revenir sur cet arbitrage désastreux concernant les contrats aidés."

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