Généralistes, spécialistes et chirurgiens font front commun avant le retour du projet de loi santé en deuxième lecture
Généralistes, spécialistes et chirurgiens font front commun avant le retour du projet de loi santé en deuxième lecture © MaxPPP

Tous les professionnels de santé sont invités à faire grève ce vendredi contre le projet de loi de Marisol Touraine et le tiers payant généralisé, les syndicats de médecins libéraux jouant la carte de l'unité.

Black Friday, journée santé morte, blocage sanitaire : ce vendredi, les professionnels de santé se mobilisent pour protester contre le projet de loi de Marisol Touraine et le tiers payant généralisé. Généralistes, spécialistes et chirurgiens font front commun avant le retour du projet de loi santé en deuxième lecture à l'Assemblée nationale lundi prochain, rejoints par d'autres professionnels, comme les dentistes ou les infirmiers libéraux.

Grève des gardes, opérations escargot, rassemblements

Des cabinets sont fermés, des opérations programmées dans les établissements privés annulées et les urgences pourront être redirigées vers l'hôpital public. Si le ministère de la Santé a assuré avoir pris toutes les dispositions pour que chaque patient puisse être pris en charge dans de "bonnes conditions", la Fédération hospitalière de France fustige, elle, ceux "qui font fi de leurs obligations" et laisseront "seuls les hospitaliers publics répondre aux besoins de santé des Français". La mobilisation prendra diverses formes : grève des gardes, opérations escargot, rassemblements à partir de ce vendredi, manifestation devant l'Assemblée lundi). Et pourrait se poursuivre : les plus radicaux, comme le Bloc ou l'association de médecins UFML, appellent déjà à un arrêt d'activité "de plusieurs jours", afin de montrer "ce qui se passera demain" avec l'application de la loi.

Le tiers payant généralisé dans le viseur des praticiens

Mais c'est surtout la généralisation du tiers payant à tous les assurés d'ici à 2017 qui est dans le viseur des praticiens depuis plus d'un an. Concrètement, les patients n'auront plus à avancer les frais d'une consultation, les médecins étant remboursés directement par l'assurance maladie et les mutuelles. Le gouvernement a toujours promis que le dispositif serait "simple". Mais le rapport commandé aux organismes d'assurance maladie, qui avaient jusqu'au 31 octobre pour proposer des pistes de mise en oeuvre, se fait toujours attendre. A défaut de pouvoir empêcher le vote du texte, les médecins espèrent bien peser sur les décrets d'application.

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