Il est considéré comme le mal du siècle : le mal de dos touche près de 9 Français sur 10. Pour tenter d’y remédier, l'Assurance Maladie lance une campagne qui incite à bouger : le mouvement est en effet le premier remède pour vos lombaires.

Le mal de dos coûte chaque année au moins 600 millions d'euros à l'Assurance Maladie.
Le mal de dos coûte chaque année au moins 600 millions d'euros à l'Assurance Maladie. © Getty / Malte Mueller

Face à un mal de dos bénin, la plupart des gens pensent qu'il faut rester alité ou en tout cas bouger le moins possible : c'est une énorme idée reçue, que l'Assurance Maladie va tenter de corriger en lançant ces jours-ci une campagne intitulée "Mal de dos: Le bon traitement, c'est le mouvement". 

La lombalgie, deuxième au top des consultations

Ce mal de dos, qui touche le bas de la colonne vertébrale, est le deuxième motif de consultation chez le médecin généraliste, et dans un cas sur cinq, il entraîne un arrêt de travail. Pourtant, dans 90% des cas, une lombalgie s'arrête en moins d'un mois. Une fois qu'on a vérifié que cette douleur localisée n'est pas associée à une maladie plus grave, beaucoup s'imaginent qu'il faut rester au lit en attendant que ça se calme : "Faux" insiste le professeur de rhumatologie Bruno Fautrel, pour qui "le repos en soi n'a aucune vertu thérapeutique".

Quand vous avez une entorse, le traitement n'est pas d'arrêter de marcher, mais de marcher d'une certaine façon. Le fait de marcher va permettre de mieux récupérer de son entorse. Le dos, c'est le même principe

Une application pour adopter les bonnes postures

Pour éviter que ce mal de dos revienne de façon répétitive, il faut aussi adopter au quotidien les bonnes postures, par exemple plier les genoux pour se baisser. Pour cela, l'Assurance Maladie a en plus développé une application spéciale, pour trouver les bons mouvements : 

Ce mal de dos bénin mais douloureux coûte chaque année au moins 600 millions d'euros à l'assurance maladie. La moitié en consultation, imagerie et médicaments, l'autre moitié en arrêts de travail.

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