L'ouverture, lundi, de la conférence sur le climat (Cop 21) en présence de quelque 150 chefs d’État et de gouvernement, doit donner "l'impulsion politique " nécessaire vers un accord "ambitieux " et "contraignant ", a déclaré dimanche François Hollande.

En prélude à ce rendez-vous mondial organisé au Bourget, près de Paris, le président français a reçu le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, et le Premier ministre canadien, Justin Trudeau. Il devait dîner avec le président chinois, Xi Jinping.

Si je devais juger la présence et le nombre de contributions, je dirais que l'objectif est atteint mais il se trouve que nous avons un accord à chercher et à conclure. (François Hollande)

"Pendant deux jours, ce sera un acte d'impulsion politique et puis ensuite il y aura le travail des négociateurs ", a ajouté le président de la République.

"Un accord ambitieux, c’est un accord contraignant "

Le chef de l'Etat a redit l'importance de "convaincre tous les pays car il faudra le consensus au cours de cette conférence pour qu'il y ait un accord ambitieux. Un accord ambitieux c'est un accord contraignant ".

François Hollande a salué la proposition canadienne faite samedi à Malte de verser plus de 1,9 milliard d'euros sur cinq ans pour aider les pays les plus pauvres à faire les aménagements nécessaires pour lutter contre le changement climatique.

La Chine avant le lancement de la COP21

Le chef de l’Etat devait recevoir à dîner dimanche soir le président chinois Xi Jinping, son dernier rendez-vous avant le début de la COP21. La Chine deuxième économie mondiale est le premier pays pollueur de la planète.

Elle a promis un pic de ses émissions de CO2 "autour de 2030 ", ce qui suggère plus d'une décennie supplémentaire de progression de ses émissions de gaz à effet de serre.

L’une des dernières chances

Cette 21e conférence de près de 200 parties signataires de la convention de l'Onu sur le climat (COP21) est considérée comme l'une des dernières chances d'engager la planète sur la voie d'une économie sobre en énergie fossile et en carbone, avant que son réchauffement ne prenne des proportions catastrophiques.

Avant de recevoir le chef du gouvernement canadien, François Hollande avait accueilli le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, "pour examiner comment conjuguer leurs efforts pour assurer le succès de la Conférence de Paris sur le climat " et aboutir à "un résultat ambitieux ".

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