Les manifestants écologistes sont toujours très actifs à Paris depuis 15 jours
Les manifestants écologistes sont toujours très actifs à Paris depuis 15 jours © MaxPPP

A la conférence climat de Paris, les discussions se sont poursuivies tard dans la nuit. Laurent Fabius a finalement annoncé que le texte final serait présenté à 11h30, lors d'une séance plénière, après traduction dans les six langues de l'ONU.

"Nous sommes extrêmement proches du but" et "il est temps de conclure" , expliquait Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères et président de la COP21, vendredi matin. 195 pays sont présents afin de trouver un accord intermédiaire, nouvelle base de discussion pour une nuit de tractations.

Ce vendredi la proposition de texte final, pour une adoption directe en séance plénière, sera présentée à 18 heures.

Dès jeudi soir, les participants peuvent se féliciter de nouvelles avancées. Malgré tout, selon le ministre français de s affaires étrangères, "quelques points spécifiques restent entre crochets" et ne sont toujours pas réglés.

Les points les plus complexes sont selon lui "la différenciation (le partage des efforts entre pays développés et les autres), les financements et l'ambition" de l'accord.

La poursuites des efforts

Toujours selon monsieur Fabius, «Il reste à faire les derniers mètres et comme dans un marathon, ce sont souvent les derniers mètres qui sont les plus compliqués ».

Du côté des ONG, les réactions sont plutôt positives. Première satisfaction, voir figurer dans le projet une limite du réchauffement maximal de la planète "bien en-deçà" de 2°C par rapport au niveau préindustriel, et de voir mentionner "la poursuite des efforts pour limiter la hausse à 1,5°C". Plus d’une centaine de pays, notamment les Etats insulaires, menacés de disparition par la hausse du niveau des océans, se battent pour cette limite de 1,5°.

Une enveloppe de 100 milliards de dollars

Les ONG regrettent cependant que les dates de révision des plans de réduction des émissions de gaz des Etats soient "trop tardives" pour respecter la limite des 2°C. En 2009, les pays se sont entendus pour un objectif de +2°C mais leurs engagements pour limiter les émissions, pris en vue de la COP21 conduisent à un réchauffement de +3°C. Par ailleurs, côté finances, le projet d'accord va dans le sens des pays du Sud. Une enveloppe de 100 milliards de dollars par an que les pays riches ont promis de leur verser d'ici 2020 serait un "plancher". Ces pays devront présenter "périodiquement" des "objectifs quantifiés".

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