La France fait face à l'épidémie de Covid-19 et les personnels soignants sont en première ligne. Même si l'État a mis en place des dispositifs comme la garde d'enfants pour soulager ces "héros en blouse en blanche", le soutien de toute une population est devenu primordial. Mais comment les aider en plein confinement ?

Depuis le début du confinement, les Français sont appelés à applaudir les soignants tous les soirs.
Depuis le début du confinement, les Français sont appelés à applaudir les soignants tous les soirs. © AFP / REMI DECOSTER

Ils sont en première ligne pour lutter contre le coronavirus : les soignants prennent des risques tous les jours pour sauver des vies et freiner autant que possible l'épidémie qui continue sa progression en France. Depuis le début du confinement, les initiatives pour leur venir en aide fleurissent sur les réseaux sociaux. Des voisins, des amis, des restaurateurs, des entrepreneurs... La population française s'organise pour les soulager et leur redonner un peu de sourire. Mais concrètement, comment pouvons-nous les aider tout en respectant les mesures barrières et le confinement ? Tour d'horizon.

Faire un don pour acheter des masques et du matériel

De nombreux hôpitaux de France ont lancé des appels aux dons alors que le manque de masques et de moyens commencent à se faire cruellement sentir. Sur Facebook notamment, l'APHP (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris) a lancé une collecte. Elle recherche également des professionnels médicaux et paramédicaux disponibles pour venir "prêter main forte" aux hôpitaux d'Île-de-France.

Ce type d'initiatives a lieu partout en France, peut-être même tout près de chez vous. Sur la Côte-d'Azur par exemple, l'hôpital de Grasse explique avoir besoin de masques mais aussi de gants ou encore de lunettes, comme le rapporte Nice Matin

Au niveau national, des fondations lancent également des appels à la solidarité. C'est le cas de la Fondation de France. Elle explique que durant la première phase de la crise les dons permettront d'abord l'achat de matériel médical "pour augmenter la capacité d’accueil des hôpitaux", le déploiement de services de proximité ou encore la mise en place de cellules d’aide psychologique "pour les soignants éprouvés par les conditions extrêmes auxquelles ils doivent faire face". Plus d'un million d'euros ont été collectés depuis le vendredi 20 mars.

Ce mardi 24 mars, France 2 diffuse également l'émission "Ensemble avec nos soignants", destinée à soutenir la Fondation et rendre hommage au personnel en première ligne. Il sera également possible de faire un don durant la soirée. 

Proposer votre logement gratuitement

C'est un véritable gain de temps pour les infirmiers, médecins, aides-soignants qui n'habitent pas près de leur lieu de travail. Si vous êtes propriétaire et que vous n'utilisez pas un logement proche d'un hôpital ou d'un Ehpad par exemple, vous pouvez proposer votre appartement à moindre coût. 

Il est possible de diffuser votre annonce sur Twitter ou via Facebook où plusieurs groupes d'entraides locaux sont mis en place. Ils ont déjà permis de soulager du personnel dans le besoin. C'est le cas en Bretagne, avec le groupe "Solidarité coronavirus Brest" particulièrement actif. 

Enfin, des sites de petites annonces comme PAP (Particulier à particulier), proposent également aux propriétaires de logements libres de les mettre à disposition gratuitement, via une rubrique spéciale "hébergement gratuit pour personnel soignant". Plus de 250 annonces ont été publiées en moins 24 heures.

Faire des courses et participer à la livraison de repas

Les restaurants sont fermés durant le confinement mais cela n'a pas empêché des grands chefs ou des patrons de plus petits restaurants de proposer des repas aux soignants. 

Mais sans être un cuisinier aguerri, vous pouvez vous aussi aider les soignants qui n'ont pas le temps de faire leur courses ou de cuisiner. Le projet de financement participatif "Tous soignants" sur la plateforme Kiss Kiss Bank Bank propose de les aider à travers un simple repas. Le but est donc d'acheter des plats qui seront distribués midi et soir "à partir d’un système tournant qui vise à faire appel à plusieurs restaurateurs locaux, proches des différents hôpitaux". 

Autre cagnotte mise en ligne sur différentes plateformes "Les paniers solidaires". Pour offrir là encore des repas. Objectif de départ : 1 500 paniers, soit 45 000 euros. Il a déjà été largement dépassé et il reste encore 26 jours pour y participer. 

Sans donner de l'argent, il est tout simplement possible de faire des courses pour votre voisin soignant. Là encore des groupes d'entraide locaux ont été créés sur Facebook. Une autre plateforme, "En première ligne", propose également de mettre en relation les personnes dans le besoin et celles qui veulent aider, en respectant toujours les gestes barrières : "Lors de la livraison des courses, le volontaire dépose les sacs devant la porte et prévient la personne aidée de son arrivée (en frappant ou en sonnant avec son coude, ou en appelant avant). L'objectif est de ne pas se croiser."

Rester chez vous

C'est sans aucun doute le meilleur moyen d'aider les soignants : rester chez vous. Respecter les règles du confinement permet tout simplement de sauver des vies. Les soignants le rappellent tous les jours sur les réseaux sociaux. 

Sur Twitter, Facebook, Instagram ou encore Tik Tok le hashtag #RestezChezVous est largement partagé et il ne concerne pas seulement la France. L'Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni... le mort d'ordre est diffusé dans le monde entier. 

Ce mardi 24 mars, plus de 80 youtubeurs et célébrités ont aussi lancé un appel à respecter strictement les règles du confinement pour lutter contre le coronavirus : "Le meilleur moyen pour éviter la propagation (...) c'est de rester chez vous".

Soutenez-les, applaudissez-les, remerciez-les !

Depuis le début du confinement, mardi 17 mars, les Français ont pris exemple sur leurs voisins italiens. Tous les soirs, à 20 heures (ou 19 heures), ils sont appelés à applaudir le personnel soignant qui se bat jour et nuit dans cette lutte sanitaire. 

Une reconnaissance nationale qui n'enlève pas les difficultés que traverse l'hôpital public mais elle donne au moins la force de se battre : 

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