Les Français étant contraints à rester chez eux, les entreprises de transports sont forcément impactées par l‘épidémie. Elles sont aussi appelées à en faire plus pour protéger les passagers qui continuent à devoir se déplacer. Un décret doit être publié par le gouvernement ce jeudi.

À la RATP, depuis le début de la semaine, plus possible d’acheter le moindre billet à bord des bus
À la RATP, depuis le début de la semaine, plus possible d’acheter le moindre billet à bord des bus © AFP / Hans Lucas / Mathieu Menard

Tout faire pour que le virus ne voyage pas plus. Depuis des jours déjà, des centaines d’agents SNCF et RATP parcourent les gares, les stations et les trains, produits et chiffons sous la main. "Les poignées, les portes, les barres dans les wagons sont nettoyées quotidiennement, plusieurs fois par jours", assure la SNCF qui ne lésine pas à tout inspecter. 

Plus de contrôles à bord

À la RATP, depuis le début de la semaine, plus possible d’acheter le moindre billet à bord des bus. Les chauffeurs ont reçu pour consigne de relever la vitre qui les protège en temps normal d’une possible agression. "Les contrôles à bord, c’est aussi terminé" complète un cadre de la Régie parisienne. Mesure similaire à la SNCF où l’on dit vouloir mettre à l’abri les agents de tout risque de contamination qui pourrait être évité. C’était une demande du corps social, elle a été entendue.

Les passagers surtout appelés à leurs responsabilités pour le moment

En revanche, aucune mesure restrictive n’a jusqu’ici été prise pour limiter le nombre d’usagers dans les wagons. Ce mardi encore, jour du passage au confinement, les trains ont circulé normalement, comme si de rien était, parfois bondés. Interrogé à ce propos, un salarié de la SNCF déplore : "Les Parisiens ont voulu fuir la ville par le premier TGV, n’ont pas hésité à s’entasser. Mais c’est aussi à chacun de prendre ses responsabilités"

Doit-on s’attendre dans les prochains jours à ce que des espaces soient ajoutés entre les clients ? "Les équipes travaillent à tous les scénarios possibles", concède tout juste la compagnie ferroviaire, peu loquace sur le sujet. Rien de décidé pour l’instant : "on attend les directives du gouvernement et on s’adaptera". L’exécutif qui travaille à l’écriture d’un décret qui "devrait contenir des mesures de distanciation sociale", dit-on au ministère sans être très explicite là non plus.

Bientôt des sanctions pour les opérateurs négligents

Parmi les pistes évoquées par Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’État aux Transports, il devrait être décidé notamment pour les bus, dans un premier temps, de laisser les rangs de devant vacants, et d’interdire la montée à l’avant. Là encore pour protéger les conducteurs. 

Pour ce qui est des passagers, le gouvernement leur promet de veiller à ce que les opérateurs de transports ne tergiversent pas sur la désinfection des véhicules qu’ils mettent à disposition de leurs clients. Si des manquements sont constatés, des sanctions pourront être prononcés jusqu’au retrait de leur permis d’exploitation. Valable pour trains, les métros, les taxis… Tout ça sera inscrit dans la loi. 

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