Face à la propagation du variant britannique du coronavirus en France, Olivier Véran confirme la recommandation du Haut conseil de la santé publique sur France Inter mardi 19 janvier. "Restent valides les masques avec un pouvoir filtrant supérieur à 90%", a précisé le ministre de la Santé.

Le ministre de la Santé Olivier Véran sur France Inter le mardi 19 janvier 2021.
Le ministre de la Santé Olivier Véran sur France Inter le mardi 19 janvier 2021. © Radio France /

Seuls les masques avec un "pouvoir filtrant supérieur à 90%" restent "valides", a insisté Olivier Véran, invité du Grand Entretien de France Inter. Le ministre de la Santé a réagi à la recommandation ce lundi du Haut conseil de la santé publique d'éviter certains masques en tissu moins filtrants, face à la circulation du variant britannique du coronavirus en France, considéré comme plus contagieux. Le Haut conseil cible particulièrement les masques fabriqués à la maison. Didier Lepelletier, coprésident du groupe de travail permanent Covid-19 au Haut conseil, a préconisé ce lundi sur franceinfo "plutôt de moins utiliser les fabrications artisanales".

"La quasi-totalité des masques industriels grand public ont des capacités filtrantes supérieures à 90%. C’est ce qu’on appelle les masques grand public de niveau 1. En revanche, le masque artisanal qu’on fabrique chez soi avec la meilleure intention du monde et en respectant les normes Afnor n’offre pas nécessairement toutes les garanties nécessaires pour le Haut conseil de la santé publique", a précisé Olivier Véran.

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Selon les normes élaborées par l'Afnor, les masques de catégorie 1 filtrent 90% des particules, tandis que ceux de catégorie 2 n'en bloquent que 70%. "Les masques en tissu de catégorie 1, fournis par les industriels, validés par la direction générale des armées, en termes de performance, sont aussi efficaces que les masques chirurgicaux", a assuré l'instance consultative. Didier Lepelletier a donc préconisé de "s'orienter vers des masques de catégorie 1 qu'on achète dans l'industrie et qui ont l'avantage d'être validés par l'industriel qui vous les vend. Ce sont des masques qui existent qu'on avait déjà conseillés de manière préférentielle dans des avis fin octobre. Ça parait assez logique, devant l'émergence de ces nouveaux variants, d'aller vers les masques grand public les plus performants."

Pas d'obligation de passer au masque FFP2

Pour autant, le Haut conseil de la santé publique n'a pas recommandé le port du masque FFP2, filtrant au moins 94% des aérosols, car il est impossible de contrôler qu'ils sont "bien portés" et "_adaptés à la morphologie du visage". "Si deux personnes portent un masque filtrant à 90 %, l’efficacité est la même que si une personne porte un masque FFP2 et l’autre un masque classique. Donc, à ce stade, nous ne changeons pas les recommandations"_, a précisé Olivier Véran.

En revanche, le variant anglais est plus contagieux, mais le mode de transmission reste le même. Il n'y a donc pas besoin de modifier les gestes barrières, explique à France Inter Fabien Squinazi, médecin biologiste membre du Haut conseil : "Le virus est plus contagieux car il se développe plus facilement dans les cellules. Le mutant, c’est finalement comme une clé qui ouvre encore mieux la serrure. Il se trouve toujours à l’intérieur des gouttelettes, et le mode de transmission n’a pas changé, donc il n’y a aucune raison de changer les mesures."