Non, le coronavirus ne peut pas être transmis par les colis postaux. Non l’alcool ne protège pas d’une éventuelle contamination. Autant de "fake news" parfois délirantes, qui circulent depuis le début de l’épidémie sur les réseaux sociaux. Les géants du web et le gouvernement se mobilisent.

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Recherche sur Google © Radio France / Thibault Lefèvre

Comment lutter contre ces "fake news" ? Le combat ne date pas d’hier et le gouvernement en a depuis longtemps fait une de ses priorités. Mais contrairement aux rumeurs qui pullulent régulièrement sur Internet et que les géants du web ne peuvent ou ne veulent pas juguler, cette fois-ci, avec le coronavirus, la lutte est plus efficace que jamais. 

Une vidéo sur Youtube qui vante les mérites de la soupe à l’ail pour se prémunir d’une éventuelle contamination. Des survivalistes, qui dénoncent sur Facebook, le dessein caché des mondialistes qui auraient développé le coronavirus pour éradiquer une partie de la population.  

YouTube, Twitter et Facebook renvoient vers le site du gouvernement

Que ce soit contre ces recettes de grand-mère ou les théories complotistes, les géants de web se mobilisent comme jamais : YouTube, Twitter et Facebook affichent par exemple systématiquement, un lien vers le site du gouvernement, quand l’utilisateur lance une recherche liée au coronavirus.  Ils disent aussi privilégier les reportages de médias reconnus au détriment de contenus à l’origine plus nébuleuse

Le gouvernement a aussi activé la cellule de veille du SIG, son service d’information, soit une quinzaine d’agents qui scrutent en permanence le web, à la recherche d’attaques coordonnées. Pour le moment, selon l’exécutif, il n’y a pas de campagnes de déstabilisation pensées pour perturber les sociétés occidentales mais des initiatives de petits groupes très actifs. Avec des rumeurs, difficiles à contrôler, et tellement nombreuses, que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a qualifié le phénomène d’Infodémie

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