La vie est aujourd'hui bouleversée par cette crise du coronavirus et les mesures du gouvernement, inédites depuis la Seconde Guerre mondiale entrent en opposition avec notre quotidien, parfois routinier. Vous vous posez mille questions et vous nous les avez soumises. On y répond.

Un couple portant un masque de protection passe près de la Tour Eiffel à Paris, le 18 mars 2020, un jour après les mesures de confinement entrées en vigueur en France pour arrêter la propagation du COVID-19
Un couple portant un masque de protection passe près de la Tour Eiffel à Paris, le 18 mars 2020, un jour après les mesures de confinement entrées en vigueur en France pour arrêter la propagation du COVID-19 © AFP / Christophe Archambault

Le Covid-19

Le virus reste-t-il actif dans l'air ? Une étude s'est penchée sur la question : oui, mais on vous explique pourquoi cela ne doit pas vous alarmer. 

Décès, contaminations : où en est-on ? Notre carte interactive pour connaître la situation en France est actualisée chaque jour.

Le coronavirus "breveté" et "créé par les Français" ? Non, la vidéo virale qui le dit raconte n'importe quoi. Factchecking.

Coronavirus : En quoi la pandémie actuelle est-elle liée à l'environnement ? Mathieu Vidard nous explique dans "Le virus au carré" les liens entre le Covid-19 et les modifications de l'environnement.

Confinement : gestes barrière, protection et sorties

Les plateformes de vente en ligne (Deliveroo et autres) se sont-elles adaptées ? Oui, on fait le point

Les mesures de restrictions prises en France sont-elles vraiment les plus strictes ? Non, on vous dit pourquoi.

Quels sont les déplacements autorisés et interdits ? On vous dit tout. 

Pourquoi les amendes sont-elles passées de 38 euros (comme annoncé par Emmanuel Macron) à 135 euros ? David Le Bars vous répond dans le 13h de Bruno Duvic et la rédaction y revient également : "Pour faire respecter les règles qui ont été prises à la légère dans certains territoires français". David Le Bars évoque des violences verbales, des cohues, des bagarres notamment dans des magasins d'alimentation et pointe l’irresponsabilité. Il dit devoir "être intraitable avec ceux qui ne respectent pas les règles". 

Quand on n'a pas d'imprimante, est-il possible de présenter l’attestation de sortie sur son téléphone ? David Le Bars : "Ce n’est pas possible à l'heure actuelle, le gouvernement a fait le choix que cela soit une attestation papier signée, autorisée. Mais cela pourra peut-être s'adapter plus tard. A chaque sortie, son attestation, car le motif est différent à chaque fois. Il y a plusieurs motifs différents car il doit être signé. Elle peut être rédigée sur papier libre, à la main pour ceux qui n’ont pas d’ordinateur. S’il y a la bonne mention, c’est daté et signé, c’est bon. Et il ne faut pas oublier le papier d'identité." 

Quid des gestes-barrière avec les policiers qui effectuent les contrôles (1 mètre de distance et présentation à distance de l'attestation et des papiers d'identité ? David Le Bars : "C’est parfaitement possible et recommandé."

Est-il possible de réutiliser un papier en gommant l'ancienne attestation ? David Le Bars : "Oui, du moment qu’il y a le motif, la date et la signature."

Des magasins ouverts, il y en a beaucoup ? David Le Bars : "Il y en a encore beaucoup qui ne sont pas fermés, qui ferment simplement leurs vitrines et de fait, des gens se regroupent à l'intérieur".

Est-ce que j’ai le droit de me promener, moi ou mes enfants, sur une trottinette ? David Le Bars : "Si vous considérez que la trottinette est un exercice physique, que vous n’êtes pas regroupés, et que vous avez votre attestation, ça marche, mais cela peut s’affiner et je ne vous répondrais pas la même chose, si c'est une trottinette électrique qui sert de moyen de transport spécifique. Du moment que l’on est sur des trajectoires sportives pour s’aérer, il faut bien sortir."

Dois-je rester uniquement dans mon quartier ? David Le Bars : "C’est pareil, il s’agit d’une question de bonne intelligence, Si je contrôle quelqu’un qui a une capacité de course de 30 km et qui est hors de son quartier de résidence, je ne vais pas le verbaliser. On est tous dans une ambiance de confinement, le policier saura faire la différence entre la sincérité et celui qui triche". 

Dans le cas d’un déménagement de prévu, est-ce que cela doit être suspendu ou est-ce c’est possible ? David Le Bars : "C’est une situation complexe, cela fait appel à des entreprises extérieures qui sont fermées à cause des mesures. Nous avons des cas pratique de policiers en mutation qui n’ont plus leur déménageurs. On est, je pense, dans une situation de report avec tous les problèmes que cela engendre."

Y a-t-il des contrôles dans les gares ? David Le Bars : "Oui, peut-être pas dans toutes les gares mais, de toute façon c’est trop tard : après les annonces, les gens se sont regroupés dans les transports pour partir vers la campagne ou vers la mer. C'est problématique mais il n’y a pas d’illégalité."

Quid des marchés alimentaires ? David Le Bars sur le risque de proximité : "On est sur une situation paradoxale : on laisse les commerces alimentaires ouverts mais on laisse les gens s’y regrouper. Concernant les marchés à ciel ouvert, on peut considérer qu’on est encore dans les clous, peut-être que la question va être réévaluée mais cela dépasse mes compétences.

Certains se plaignent du peu de contrôles alors qu'il y a beaucoup de gens dans les rues ? David Le Bars : "Certains se plaignent de trop, certains se plaignent de pas assez, mais avec 100 000 policiers sur l’intégralité sur le territoire, il faut faire de la pédagogie, il n’y a pas de besoin de contrôles si les gens respectent les règles, c’est une question de responsabilité civile."

Confinement et psychologie

Pourquoi voit-on ces images de magasins pillés ? Parce le Covid-19 interroge notre rapport au manque.

David Le Bars était l'invité du 13h de Bruno Duvic le mercredi 18 mars et répondait aux questions concernant la famille : qu’est-ce qu’on doit faire des enfants de parents divorcés qui doivent rejoindre un papa ou une maman (garde alternée) ? David Le Bars : "Cela a été dit par le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, Oui, c’est un motif de sortie : aller voir ses enfants, ou les récupérer dans le cadre d’une garde alternée. [...] C’est aux familles de faire attention s’ils souhaitent continuer à faire transiter les enfants ou s’ils souhaitent interrompre la garde."

Si les compagnons vivent séparés, est-ce qu’ils peuvent sortir pour se voir ? David Le Bars : "Si on fait appartement à part comme cela peut être le cas des étudiants, ce sont des cas particuliers explicables, La police peut être empathique. [...] L'un de des motifs autorisés, c’est aussi de s’occuper de ses parents malades."

Aurélia Schneider, invitée d'Ali Rebeihi dans GBVF ce mercredi 18 mars revenait sur l'angoisse et le stress provoqués par ce confinement forcé : "On est tous plus ou moins anxieux. Mais il faut dissocier l'angoisse de la maladie (le coronavirus) de celle de la nécessité de l'enfermement. Si on a des inquiétudes pour la santé de nos proches, on peut les appeler, si possible avec des des téléphones équipés pour se 'voir'. Ensuite, si on met de côté la maladie, on peut faire face aux contraintes du confinement. C'est vrai que l'incertitude est compliquée à gérer. Pour se rassurer, en se disant qu'on fait le maximum pour faire basculer l'issue du bon côté."

  • Retrouvez d'autres questions sur la charge mentale liée au confinement et les conséquences psychologiques de cet enfermement, dans cette même émission.

A l'heure du confinement, comment vivre le télétravail (et notamment avec les enfants) ? 

Le trafic Internet peut-il saturer en raison du confinement ? Même si les opérateurs appellent chacun à une "responsabilité numérique", ils assurent que les infrastructures sont solides.

L'école à la maison est un casse-tête, Isa Lise et Gwenaëlle Boulet étaient les invités d'Ali Rebeihi dans Grand Bien Vous Fasse ce mercredi 18 mars

Comment procéder pour faire l'école à la maison ?  Isa Lise : "D'abord observer et faire en fonction de l'enfant. Ensuite repérer comment il fonctionne : préfère-t-il apprendre le matin ou l'après-midi ? Ensuite, chercher à apprendre autrement qu'en lisant : on peut faire de la cuisine et aller chercher les origines des aliments et travailler les mathématiques avec les proportions, mais aussi observer des oiseaux depuis son jardin ou son balcon et aller chercher dans des ouvrages ou sur Internet leur origine. Et à partir de cela, on peut aussi aller vers le français, les mathématiques, les sciences, la géographie..."

Doit-on instaurer un emploi du temps rigoureux pour les enfants ? Gwenaëlle Boulet : "Cela dépend, si on télétravaille ou pas à côté, mais il vaut mieux mettre un cadre, et se détendre : on n'a pas choisi d'enseigner à nos enfants. On est là pour relayer ce que les enseignants ont prévu de transmettre à nos enfants."

Régis Jauffret et Philippe Mérieux, invités de la même émission donne de conseils aux enfants : "Le mieux, ce n'est pas de lire, c'est d'écrire. Ils peuvent tenir un journal, par exemple, pour raconter ce qu'ils ressentent, parce que c'est là qu'ils seront vraiment libres. Avec tout ce qui est sur écran et tout ce qui est préfabriqué pour eux, ils ne sont pas totalement libres, tandis que là, ils ont une liberté absolue."

Entre policiers et armée, où en est-on ?

L'armée a été mobilisée par le président de la République pour aider les hôpitaux, entre l'Alsace et le transport de personnes atteintes.

Les policiers sont-ils assez protégés ? David Le Bars répondait aux questions de Bruno Duvic dans le 13h de ce mercredi 18 mars : "pour les policiers, c’est inaudible, aujourd’hui, qu'on nous dise qu'on ne peut pas porter de masques. On ne dépiste plus, donc un policier peut être porteur sans le savoir, ou toucher quelqu’un qui est porteur sans le savoir". Pourtant selon la loi, les policiers doivent contrôler à visage découvert ? "On est dans une pandémie inédite, à situation inédite, mesure inédite."

La police contrôle sur les routes, dans la rue mais peut-elle contrôler dans les magasins ? David Le Bars : "Oui, notamment à la demande des directeurs d’établissement, et également pour des commerces qui n’ont pas encore fermé (ceux-ci peuvent être menacés de fermeture administrative et punis), il faut faire appel au sens civique, il en va de l’intérêt général !"

La France est-elle vraiment la plus sévère en matière de confinement au sein de l’Union européenne, comme l'a affirmé mardi le ministre d'Intérieur ? Non. Si les mesures mises en œuvre se ressemblent d'un pays à un autre, les sanctions sont plus sévères chez nos voisins, qu'elles visent les particuliers ou les entreprises.

Non, l'Armée ne converge pas vers Paris "pour le couvre-feu" comme certaines images qui circulent sont censées le montrer. La rédaction fait le point sur le réel rôle de l'Armée dans cette crise du coronavirus

Comment aider le personnel de santé ?

Depuis toujours et aujourd'hui plus que jamais, le personnel soignant est élevé au rang de héros. Une partie de la population se mobilise, mais comment faire pour les aider au mieux ? On répond à vos questions :

Peut-on donner son sang pendant le confinement ? L'établissement français du sang (EFS) appelle à continuer à donner son sang, malgré l'épidémie due au nouveau coronavirus, à condition que les personnes n'aient pas de symptômes grippaux, "car les dons sont vitaux".

Faire soi-même des masques en tissu pour aider ou pour soi, est-ce une bonne idée ? Pas si sûr.  professeur Pascal Astagneau : "Que les pharmaciens fabriquent du gel hydro-alcoolique, c'est quelque chose d'accessible, avec une recette, un mélange chimique et des doses à respecter. Mais les masques doivent être testés : on ne peut pas faire tout et n'importe quoi."

Une initiative de soutien a été lancée dernièrement sur les réseaux sociaux : à 20h, chaque jour, placez-vous à votre fenêtre et applaudissez pour encourager le personnel soignant.

Vous avez encore des questions ?

9h/11h - Grand Bien Vous Fasse
12h30/14h - Le Grand Rendez-Vous
18h/20h - Le Téléphone Sonne 

  • TEMOIGNEZ - Vous êtes confiné et vous voulez témoigner ? Un répondeur est ouvert 24h/24 : 01 56 40 68 68. Un extrait des messages est diffusé chaque jour à 13h45
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