Dans la perspective du déconfinement, le vélo apparaît comme un mode de transport à privilégier, permettant de désengorger les transports en commun sans tomber dans le "tout voiture". L'exécutif espère en profiter pour convertir de façon durable de nouveaux usagers.

Parmi les mesures annoncées, une aide de 50 euros pour la remise en état d'un vélo
Parmi les mesures annoncées, une aide de 50 euros pour la remise en état d'un vélo © AFP / Bertrand Guay

Comment faire pour qu'au moment du déconfinement, les Français préférant éviter les transports en commun par crainte du virus ne se ruent pas sur la voiture ? Pour le gouvernement, la solution passe par le vélo : économique, écologique, et permettant de respecter la distanciation sociale. Et l'exécutif compte bien profiter de cette occasion pour attirer de nouveaux adeptes. 

Le ministère de la Transition écologique et solidaire a donc annoncé ce mercredi le lancement d'un plan de 20 millions d'euros afin de faciliter la pratique du vélo. Dans le détail : 

  • La réparation ou la remise en état d'un vélo pourra être prise en charge par l'État à hauteur de 50 euros. Par exemple pour faire changer une chaîne, un frein, un pneu ou un dérailleur. La liste des réparateurs sera accessible sur une plateforme prochainement mise en ligne ;
  • Une prise en charge jusqu’à 60% des coûts d’installation de places de stationnement temporaire pour vélo
  • Des formations gratuites ;
  • Le développement des pistes cyclables temporaires. Pour simplifier leur installation, elles seront dispensées d’autorisations préalables, notamment des Architectes des Bâtiments de France, et pourront bénéficier d'un soutien financier de l'État par le biais du fonds de dotation de soutien à l’investissement local. Au total, une vingtaine de communes françaises ont ou vont aménager des pistes provisoires : Rennes, Nantes, Nice, Montpellier. En Île-de-France, il pourrait y avoir jusqu’à 150 km de pistes provisoires, essentiellement à Paris et dans la petite couronne.

Mode de transport à part entière

"Le déconfinement est le moment d’illustrer que le vélo est un mode de transport à part entière et pas seulement un loisir", écrit le ministère de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué. "Alors que 60% des trajets effectués en France en temps normal font moins de 5 km, les semaines à venir représentent une occasion pour de nombreux Français, d’ores et déjà cyclistes ou non, de choisir le vélo pour se rendre au travail ou faire des déplacements de proximité."

Le gouvernement prévoit aussi l'adoption "dans les prochains jours" du décret d'application dans le secteur privé de la loi d'orientation des mobilités, afin de permettre la mise en place du forfait mobilités durables, avec lequel les employeurs peuvent prendre en charge jusqu'à 400 euros de frais de déplacement de leurs salariés sur leur trajet domicile-travail effectué à vélo. 

"État, cyclistes, collectivités territoriales, entreprises, associations : chacun a un rôle à jouer pour faire du déconfinement un moment propice au vélo, un mode de transport bon pour la santé, pour la planète et pour le porte-monnaie", insiste le ministère.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.