L'épidémie de Covid-19 semble reculer partout en France, mais moins vite dans certains départements, comme dans le Sud-Ouest notamment.

La situation globale s'améliore sur le front du coronavirus, néanmoins, la région Nouvelle-Aquitaine inquiète les autorités sanitaires et l'exécutif. Image d'illustration à Pau.
La situation globale s'améliore sur le front du coronavirus, néanmoins, la région Nouvelle-Aquitaine inquiète les autorités sanitaires et l'exécutif. Image d'illustration à Pau. © AFP / Hans Lucas / Jean-Marc Barrère

Sans aucun doute, la situation globale s'améliore sur le front du coronavirus. Le taux d'incidence national est passé sous la barre des 100 nouveaux cas de Covid-19 hebdomadaires pour 100.000 habitants et la pression hospitalière est de moins en moins forte dans les services de soins critiques. Néanmoins, une région de France inquiète les autorités sanitaires et l'exécutif. En Nouvelle-Aquitaine notamment, seule région où les taux d'incidences sont à la hausse, "nous constatons des hausses parfois sensibles de la circulation du virus", indiquait Gabriel Attal mercredi, évoquant "des signaux d'alerte" dans certains territoires.

Actuellement, plus aucun département métropolitain ne dépasse le seuil de 150 cas pour 100.000 habitants. Mieux encore, une quinzaine enregistrent un taux à moins de 50 nouveaux cas (Aube, Nièvre, Creuse, les Charentes, Cantal, Lozère, Aveyron, Ariège, Drôme, Var, Alpes-Maritimes et Corse). 

Dans le Sud-Ouest, l'épidémie recule moins qu'ailleurs

Ces sept derniers jours, si le taux d'incidence baisse globalement partout ou est à un niveau assez faible, il repart plus ou moins fortement à la hausse en Haute-Garonne, dans le Gers, les Landes, le Lot-et-Garonne, le Tarn, les Pyrénées-Orientales ou les Pyrénées-Atlantiques. 

Dans ce dernier département, le taux d'incidence est actuellement de 103 cas pour 100.000 habitants contre 67 il y a 15 jours. Un pic est observable au 31 mai avec un taux à 127 cas, en baisse depuis. 

Selon plusieurs infectiologues, le virus ayant "peu circulé" dans cette zone du pays, une réactivation localisée et ponctuelle de l'épidémie ne serait pas surprenante en Nouvelle-Aquitaine ou en Occitanie. "Comme nous avons été moins touchés, la population jeune (moins de 50 ans) est moins immunisée", confirmait mercredi le directeur de l'ARS Nouvelle-Aquitaine. 

29 cas de variant "delta" dans les Landes

En Nouvelle-Aquitaine, l'Agence régionale de santé a en plus indiqué avoir détecté 29 nouveaux cas de variant indien, désormais dénommé variant "delta", portant à 31 le nombre de cas de ce type dans le même département. En début de semaine, après la découverte d'un foyer de quatre cas, l'ARS avait décidé un dépistage généralisé.

Une vingtaine de cas suspect ont aussi été relevés : ce sont des personnes positives au test PCR mais dont le séquençage n'a pas permis de détecter la mutation. Jeudi, Santé publique France dénombrait plus d'une centaine de cas de variant dit "indien", en plus des cas landais.