Traçage des cas contacts, fermetures de classes, cantine : face aux variants de la Covid-19, le ministère de l'Éducation nationale change son protocole sanitaire, imposant ainsi des règles plus strictes, notamment dès la maternelle.

Il suffira d'un cas de Covid-19 en maternelle pour renvoyer tous les élèves à la maison pendant 7 jours.
Il suffira d'un cas de Covid-19 en maternelle pour renvoyer tous les élèves à la maison pendant 7 jours. © AFP / Hans Lucas / Myriam Tirler

Ce sera désormais la règle. En maternelle, si un élève est testé positif au Covid-19, les autres élèves de sa classe seront considérés comme cas contacts, ce qui entraînera de facto sa fermeture, selon le dernier protocole sanitaire publié par le ministère de l'Éducation. "L'apparition d'un cas confirmé parmi les élèves implique que les autres élèves de la classe soient identifiés comme contacts à risque", souligne le ministère dans sa "foire aux questions" mise à jour lundi. 

Une nouvelle mesure décidée après l'apparition de variants du Covid-19, plus contagieux, les élèves de maternelle n'étant pas masqués. Concrètement il sera demandé à tous les élèves de la classe de "rester chez eux pendant sept jours", ce qui revient à une fermeture de la classe sur la période.

Et dans le primaire et le secondaire ?

Dans le primaire et le secondaire, le port du masque étant obligatoire, l'apparition d'un cas confirmé parmi les enseignants ou les élèves n'entraîne pas automatiquement de contacts à risque dans la classe. Sauf s'il est établi qu'il s'agit de l'un des variants, dans ce cas la classe concernée sera désormais fermée après un seul cas. Jusqu'à présent il fallait trois personnes contaminées pour décider une fermeture de classe. 

Autre changement : conformément à ce qui avait été annoncé, le protocole à la cantine est renforcé. Une distanciation de 2 mètres entre groupes d'élèves est désormais requise, contre un mètre auparavant.  

Quid des adultes ?

En revanche, l'apparition d'un cas confirmé parmi les enseignants, dès lors qu'il porte un masque grand public de catégorie 1, tels que ceux fournis par l'institution, n'implique pas que les élèves de la classe soient considérés comme contacts à risque.

De même, l'apparition d'un cas confirmé parmi les élèves n'implique pas que les personnels soient identifiés comme contacts à risque, dès lors que ces derniers portent un masque grand public de catégorie 1 ou un masque chirurgical.  

Multiplication des fermetures de classes à venir ? 

Sur le papier, les fermetures de classes ou d'écoles sont donc facilitées. Pas un problème, répond l'entourage de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale : mieux vaut multiplier les fermetures localisées qu'une fermeture généralisée, a toujours défendu le ministre

Au dernier pointage, vendredi, une centaine d'établissements et plus de 400 classes étaient fermées pour Covid-19. Un chiffre déjà en nette augmentation par rapport à la semaine d'avant alors que ces nouveaux critères n'étaient pas encore en place. Néanmoins, encore faut-il pouvoir appliquer ces nouvelles règles : la détection du variant est impossible avec les tests antigéniques du ministère. Cela nécessite un séquençage, qui prend du temps. 

Quant aux cas Covid-19 à l'école maternelle, les syndicats enseignants notent que les tests sont moins fréquents et plus complexes à réaliser sur des jeunes enfants, rendant ainsi la détection de cas difficile. "Si cette mesure permet enfin de considérer les cas de contamination dans les écoles maternelles, la mise en œuvre nécessitera sur le terrain un suivi conjoint des autorités sanitaires et académiques pour qu'elle soit effective", a réagi le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire.  

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.