Les chiffres que l'Insee fournit ce 15 janvier sont encore provisoires, mais ils mettent en évidence une surmortalité en France durant l'année 2020. Cette augmentation de 9% du nombre de décès concerne uniquement les plus de 65 ans.

L'accueil des urgences à l'hôpital de Strasbourg
L'accueil des urgences à l'hôpital de Strasbourg © AFP / Frédéric Florin

À la date du 15 janvier, 667 400 décès toutes causes confondues ont été enregistrés en 2020 en France, soit 9 % de plus qu’en 2018 ou 2019. Sur l’ensemble de l’année, l’excédent de mortalité par rapport à 2019 est donc de 53 900 décès. Au niveau régional, les plus fortes hausses de mortalité se situent en Île-de-France et dans l’est de la France. Il s’agit de régions fortement touchées par l’épidémie de la  Covid-19. 

Le nombre de décès de 2020 est retourné à la normale entre mai et août, avec à peine mille décès de plus qu’en 2019. La deuxième vague a été plus meurtrière et plus longue, occasionnant 33 000 décès toutes causes confondues, selon le bilan provisoire daté du 15 janvier 2021.

Plus de morts chez les personnes âgées, et moins de morts chez les jeunes

Derrière ces chiffres,  il y a des nuances. L’année 2020 commençaient plutôt bien avec un mois de  janvier et février où l’on comptabilisait moins de morts que l’année précédente, à la même période, la grippe saisonnière étant moins virulente. 

Le nombre de décès est bien sûr ensuite monté en flèche avec l’arrivée de la Covid, provoquant une hausse de 27% de  la mortalité entre mars et avril, soit 27 000  morts lors de la première vague. 

Le nombre de décès est retourné à la normale entre mai et août, avec à peine mille décès de plus qu’en 2019. La deuxième vague a été plus meurtrière et plus longue, occasionnant 33 000 décès toutes causes confondues, selon le bilan provisoire daté du 15 janvier 2021.

Si on regarde à quel âge sont décédés ces personnes en 2020, il apparaît  que les confinements ont plutôt protégés les jeunes de moins de 25 ans, car ils ont occasionné une baisse des accidents de la route et de la criminalité. C'est pour cela que la hausse de la  mortalité ne concerne que les plus de 65 ans, +10 % quelle que soit la  tranche d’âge et un peu plus d’hommes que de femmes.

Il y a des différences aussi selon les régions. L’Île-de-France et le Grand Est sont particulièrement meurtries par la première vague,  elles enregistrent +90 et +55 % de décès. 

Depuis  septembre, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté et  Provence-Alpes-Côte d’Azur connaissent elles aussi des pics de mortalité, mais moins  importants que lors de la première vague.  

Sur l’ensemble de l’année, Mayotte connait le plus fort excédent, +24 %, elle se place devant l’Île-de-France et l’Auvergne.