Sans surprise, le nombre de cas rapportés à 100 000 habitants est conséquent dans les Alpes-Maritimes et les départements environnants ainsi que dans un couloir allant du Nord à l'Île-de-France.

Le virus circule activement en France mais particulièrement à certains endroits comme autour des Alpes-Maritimes ou du Nord.
Le virus circule activement en France mais particulièrement à certains endroits comme autour des Alpes-Maritimes ou du Nord. © AFP

A qui le tour ? Lundi, le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé, parmi d'autres mesures, un confinement pour les deux week-end à venir, sur les communes littorales du département, formant une bande allant de Menton à Théoule-sur-Mer. Un moyen, espèrent les autorités, de limiter la circulation du virus. Désormais, les projecteurs sont braqués sur Dunkerque, au regard de la situation locale. Dans cette ville côtière du département du Nord, où vivent 92 000 personnes, l'épidémie connaît une flambée impressionnante, liée notamment à la propagation du variant britannique. 

D'après le maire de la ville, Patrice Vergriete, le taux d'incidence (nombre de personnes infectées) grimpe au-dessus des 900 cas pour 100 000 habitants dans la communauté urbaine, contre une moyenne nationale de 202. Mardi matin, il s'est entretenu avec le Premier ministre, Jean Castex. "Ils ont convenu, au regard de la forte dégradation des indicateurs sanitaires de ces dernières heures, que des mesures supplémentaires de freinage de l'épidémie doivent être prises", a indiqué Matignon. 

Mayotte, Alpes-Maritimes, Pas-de-Calais

Comme peuvent le montrer les relevés effectués dans les eaux usées, auxquels nous consacrons un autre article, la circulation du virus est très différente d'une région ou d'un département à l'autre. Cette carte du taux d'incidence, l'un des indicateurs qui sert de critère aux autorités, en est aussi l'illustration. En outre-mer, Mayotte est au-dessus de 850 cas pour 100 000 habitants. 

En métropole, certains départements, à l'image des Alpes-Maritimes (583), du Pas-de-Calais (340), des Bouches-du-Rhône (331), de la Moselle (315) et du Var (307), ont un taux très élevé. Autour de ces départements, se forme en général une sorte de zone où ce taux est lui aussi assez haut (Somme, Oise, Île-de-France). 

Globalement, la circulation du virus est partout assez élevée et une minorité de départements sont désormais sous les 100 cas pour 100 000 habitants. Plus d'un tiers sont situés entre 150 et 250 cas. 15% des départements ont une incidence au-dessus de 250.

Enfin, aucun département n'est en dessous du seuil "historique" des 50 cas, longtemps avancé par le gouvernement mais plus vraiment d'actualité. La Corse-du-Sud, le Finistère, les Pyrénées-Atlantiques, le Gers, la Charente-Maritime, les Côtes-d'Armor, les Landes ou la Creuse font toutefois partie des départements où le virus circule aujourd'hui le moins. 

Hausse dans le quart Nord-Ouest

Comme le souligne Guillaume Rozier, auteur du site "Covid Tracker", de plus en plus de départements voient leur incidence grimper. Globalement le nombre de cas augmente en une semaine, plutôt dans un quart Nord-Ouest, en Bretagne par exemple (Finistère, Côtes-d'Armor, Morbihan) où l'incidence est jusqu'alors relativement faible. 

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