En observant les trois principaux indicateurs de la progression de l'épidémie (taux d'incidence, taux de positivité et taux d'occupation des services de réanimation), on constate que les départements les plus touchés sont souvent ceux de l'Est, voire du Sud-Est de la France.

Les départements de l'Est sont souvent les plus touchés par l'épidémie de Covid
Les départements de l'Est sont souvent les plus touchés par l'épidémie de Covid © Radio France

Comme lors des vagues précédentes, les départements ne sont pas tous égaux face à l'épidémie de coronavirus. Certains sont particulièrement touchés : les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône ont les pires taux d'incidence ; la Drôme, l'Ardèche, la Haute-Loire et la Lozère ont des taux de positivité des tests particulièrement alarmants.

Taux d'incidence : le Sud-Est compte le plus de malades par habitant

Selon les données de Santé Publique France du 24 janvier (les plus récentes disponibles à ce jour), les Alpes-Maritimes sont le département qui compte le plus de patients Covid par rapport à sa population : 449 en une semaine pour 100.000 habitants. Les Bouches-du-Rhône suivent, avec 395 malades pour 100.000 habitants. Globalement, presque tous les départements de l'Est ont un taux d'incidence hebdomadaire supérieur à 200, comme en Ile-de-France.

À l'inverse, les départements les moins touchés sont en Bretagne ou en Corse : 64 malades pour 100.00 habitants en Corse-du-Sud, 59 dans les Côtes d'Armor ou 77,8 dans le Finistère.

Taux de positivité : on est plus souvent testé positif dans le Centre-Est

Le  taux de positivité est un indicateur un peu moins précis, car il évolue avec la quantité de tests réalisés. Mais la tendance reste assez claire : les départements qui comptent le plus de tests positifs par rapport au nombre de tests réalisés se trouvent là encore à l'Est. Aucun département à l'Ouest ne compte un taux de positivité supérieur à 10 %. C'est en revanche le cas, à l'Est, pour l'Ain, la Drôme, la Haute-Loire, l'Ardèche, et la Lozère.

Saturation des lits de réanimation : une situation plus disparate

Si l'on compare le nombre de patients en réanimation et le nombre de lits disponibles avant l'épidémie de Covid (qu'on considérera comme le nombre de lits "habituel"), on constate que la situation est plus diverse. Plusieurs départements ont dû s'adapter pour faire face à un afflux de patients Covid dans leurs services de réanimation : dans certains d'entre eux, il y a plus de patients en réanimation pour Covid-19 que de lits disponibles en temps normal. C'est le cas en particulier en Saône-et-Loire, en Haute-Marne, en Mayenne, en Lozère ou dans la Drôme.

Cette saturation n'est pas uniquement liée à une quantité de malades plus importantes, mais aussi aux faibles capacités d'accueil de ces hôpitaux en temps normal. Il a donc fallu créer en urgence des lits supplémentaires pour faire face à l'afflux de malades graves.