De loin, la France est le pays qui regroupe le plus de réticents à l'idée de se faire vacciner contre le coronavirus.

Pfizer a indiqué avoir trouvé un vaccin avec "90% d'efficacité".
Pfizer a indiqué avoir trouvé un vaccin avec "90% d'efficacité". © AFP / NurPhoto / Soumyabrata Roy

Bientôt un vaccin contre le coronavirus, "efficace à 90%", a dit lundi le géant pharmaceutique américain Pfizer, qui travaille sur ce projet avec l'allemand BioNTech. Et un objectif : une autorisation d'ici quelques semaines aux États-Unis et début 2021 dans l'Union européenne. Mais en même temps, la part du nombre de personnes qui pensent se faire vacciner contre le coronavirus ne cesse de réduire, ces dernières semaines, à en croire un sondage de l'institut Ipsos, commandé par le Forum économique mondial

En effet, sur 15 pays observés, un peu moins des trois quarts des adultes interrogés (73%) se disent prêts à être vaccinés dans les trois mois suivant la disponibilité d'un vaccin. Il y a trois mois, 77% des adultes se disaient favorables, c'est-à-dire quatre points de plus qu'aujourd'hui. Sur ces 73% favorables, seulement la moitié ont une opinion favorable ferme sur le sujet, l'autre moitié étant "quelque peu d'accord".

Dans ce classement, les Français sont, de loin, les plus réticents, avec seulement 54% des habitants qui envisagent de se faire vacciner. Derrière les Américains, les Espagnols ou les Italiens. Une défiance à l'égard des vaccins, qui n'est pas nouvelle dans l'hexagone, mais qui est là particulièrement renforcée. 

La France isolée, même en Europe

Les pays avec le plus fort taux d'adhésion au vaccin sont l'Inde (87%), la Chine (85%) ou la Corée du Sud (83%). Comme le montre cette carte des cinq pays européens sondés (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni), la France est donc aujourd'hui le pays le moins favorable à la vaccination contre le coronavirus quand les Espagnols sont 10% plus favorables ou quand, au Royaume-Uni, près de 80% des sondés acceptent l'idée de se faire vacciner. Mais la baisse d'adhésion se fait sentir un peu partout, à l'exception 

Lorsque les sondeurs demandent aux interrogés sous quels délais ils se feraient vacciner si un vaccin était disponible, là encore, les Français apparaissent comme les plus réticents. Seulement un quart de la population dit vouloir se faire vacciner entre tout de suite et moins d'un mois. 12% répondent à Ipsos qu'ils veulent se faire vacciner immédiatement en France, contre le double, par exemple, en Italie. 

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