Le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Renaud Muselier, invité du 13/14 d'Inter, a exprimé sa crainte que le gouvernement instaure "un semi-confinement" dans sa région et en particulier le département des Bouches-du-Rhône, particulièrement touché par l'épidémie de Covid-19 ces dernières semaines.

Le président de la région Paca, Renaud Muselier.
Le président de la région Paca, Renaud Muselier. © AFP / Stéphane de Sakutin

Interrogé sur les mesures que pourrait prendre le conseil de défense, réuni mardi à l'Élysée, le président de Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Renaud Muselier, répond : "Je crains qu'ils fassent un semi-confinement". L'un des départements de la région, les Bouches-du-Rhône (et en particulier la ville de Marseille), connaît un rebond de l'épidémie ces dernières semaines. La mairie de Marseille a d'ailleurs lancé une campagne de dépistage gratuit pour y faire face. 

"J'ai eu le préfet de région, l'Agence régionale de Santé, l'Assistance publique et M. Raoult", explique Renaud Muselier, invité du 13/14 de France Inter. "Du côté de l'administration centrale, il y a la volonté que le département rentre dans la moyenne nationale, ce que j'entends très bien. Pour autant je vois immédiatement les conséquences et je suis entrain d'opérer pour ne pas avoir un désastre économique." 

Si cela devait avoir lieu, Renaud Muselier explique avoir "relancé" la cellule d'aide aux entreprises déjà mise en place lors de la première vague "de façon à ce que l'on puisse leur venir en aide et qu'elles ne meurent pas". La région a déjà "débloqué 700 millions d'euros", a-t-il précisé.

Enfin, si une fermeture des bars et des restaurants devait avoir lieu, Renaud Muselier explique n'avoir "ni le souhait ni les moyens" de s'y opposer. "C'est une politique nationale de santé publique. On a vu la difficulté de la compréhension de ces décisions nationales. Aujourd'hui, j'aimerais que les choses soient cohérentes, comprises et avec explications. Mais aujourd'hui, on doit bien comprendre qu'on doit apprendre à vivre avec le virus et ne pas confiner systématiquement", a-t-il encore estimé. "Il faut, comme nous l'avons toujours fait, dépister, isoler et soigner."