On connait le variant anglais, le sud-africain et le brésilien. La France semble avoir également son variant, le variant breton. Il a été identifié à Lannion, lors d'un cluster dans un centre hospitalier.

D'après l'analyse moléculaire réalisée par l'institut pasteur, ce variant serait porteur de 9 mutations
D'après l'analyse moléculaire réalisée par l'institut pasteur, ce variant serait porteur de 9 mutations © AFP / Christophe ARCHAMBAULT

La DGS a envoyé une note, ce lundi, aux professionnels de santé sur un possible variant breton détecté dans les Côtes-d'Armor et le Finistère. Une note suivie d'un communiqué de presse dans la soirée. Il s'agit pour l'instant d'un variant "sous surveillance". Pas encore d'un variant "d'intérêt", comme on le dit des trois autres : l'anglais, le sud-africain et le brésilien.

Ce variant a été détecté dans le cadre d'un cluster au centre hospitalier de Lannion dans les Côtes-d'Armor, le 13 mars dernier, précise la Direction générale de la santé. 79 cas ont été identifiés, dont 8 cas porteurs du variant identifié par séquençage. Séquençage nécessaire, car si les patients en question présentaient un tableau clinique évocateur d'une infection au Sars-CoV-2, leur test PCR sur échantillon nasopharyngé était négatif. 

D'après l'analyse moléculaire réalisée par l'institut Pasteur, ce variant serait porteur de 9 mutations dans la région codant pour la protéine S mais aussi dans d'autres régions du virus. 

Des investigations sont en cours afin de mieux connaitre ce variant

On cherche à vérifier s'il échappe systématiquement à la reconnaissance des tests virologiques, ce qui aurait pu conduire à un sous-diagnostic. Reste à savoir aussi s'il est capable d'échapper à la vaccination ainsi qu'aux anticorps développés par des infections ultérieures. 

Les autorités internationales ont été informées et un système de détection et de surveillance particulier a été mis en place dans une zone géographique comprenant les villes de Lannion, Morlaix, Guingamp et Saint-Brieuc. Les premières analyses ne permettent pas de savoir pour l'instant, précise la DGS, si ce variant est plus dangereux ou plus transmissible.