Face à la propagation du variant britannique en France, le ministre de la Santé a indiqué avoir préparé un protocole pour dépister "jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois".

Olivier Veran en visite, ce jeudi, à l'hôpital de Metz-Thionville.
Olivier Veran en visite, ce jeudi, à l'hôpital de Metz-Thionville. © AFP / Jean-Christophe Verhaegen

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé jeudi un protocole visant à tester jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois pour dépister la Covid-19 et faire face à la propagation du variant britannique en France. "Nous avons monté un protocole qui vise à dépister jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois, ce qui est énorme. En descendant le dépistage jusqu'à l'âge de six ans, partout là où ça fait sens", a souligné le ministre lors d'un déplacement à Metz, ajoutant que le variant du virus "paraît plus contagieux" aussi chez les enfants, mais "sans que l'on ait plus de cas graves".

Le ministre a expliqué que le gouvernement surveille "étroitement" ce variant, et que "si la situation devait évoluer et que nous avions une augmentation de la part du variant anglais, nous pourrions nous poser des questions" sur une éventuelle fermeture des écoles. "Mais à ce stade, la Société française de pédiatrie a été très claire à ce sujet mercredi matin en appelant à maintenir ouvertes les écoles", a souligné le ministre.

Taux de positivité en hausse chez les plus jeunes 

Comme nous l'expliquions dans un précédent article, les chiffres montrent une augmentation plus importante du taux de positivité des tests chez les enfants, adolescents et jeunes adultes de 0 à 19 ans. Une hausse expliquée sans doute par les déplacements et réunions de famille pendant les fêtes, la rentrée scolaire, ou l'éventualité que le nouveau variant britannique touche plus souvent les enfants (même si l'on manque de données à ce sujet). 

Il faut aussi souligner que les enfants se font sans doute moins tester "préventivement" que les adultes, et qu'ils le sont donc souvent en cas de suspicion de contamination, ce qui explique qu'ils soient plus souvent positifs. D'ailleurs, cette tendance ne se retrouve pas lorsque l'on observe le nombre de cas par rapport à la population.