Depuis plusieurs semaines, le nombre de cas et la positivité des tests sont en baisse en France. Et depuis quelques jours, les admissions en réanimation et les décès à l'hôpital suivent la même tendance. Tour d'horizon des indicateurs de la Covid en France, avant la prise de parole d'Emmanuel Macron.

Les derniers indicateurs de Santé Publique France laissent entrevoir une possible amélioration de la situation
Les derniers indicateurs de Santé Publique France laissent entrevoir une possible amélioration de la situation © Radio France / Radio France

À 24 heures de la prise de parole d'Emmanuel Macron pour annoncer un desserrement du confinement, comment se portent les indicateurs épidémiologiques en France ? 

Toutes les données du tableau récapitulatif du Bulletin de Santé Publique France affichent devant elles un petit trait négatif : que ce soit le nombre de passages aux urgences, celui des nouvelles hospitalisations, des admissions en réanimation. Les indicateurs portant sur la semaine du 9 au 15 novembre sont tous en baisse.

"Ce qu'on voit, c'est qu'il y a clairement une baisse des hospitalisations. Ça va clairement dans le sens du mieux, mais pour ce qui est des jours heureux, on verra. Je pense qu'avec cette deuxième vague, on a compris qu'on ne pouvait pas se relâcher", déclarait lundi matin l'épidémiologiste Dominique Costagliola sur France Inter. De fait, les indicateurs de Santé Publique France que nous avons compilés vont tous dans le bon sens. Tour d'horizon.

Un nombre de cas qui baisse fortement

L'amélioration se poursuit du côté du nombre de nouveaux cas détectés. Dimanche, ce chiffre s'élevait à 13 157, contre 17 881 samedi et près de 23 000 vendredi (chiffres SPF). Après avoir frôlé les 50 000 cas par jour, la courbe du nombre de cas quotidiens lissés sur sept jours (pour éviter les biais liés aux sous-déclarations du week-end) connaît une forte chute depuis début novembre. La semaine dernière, il y a eu 182 000 nouveaux cas, ce qui représente une baisse de 40% par rapport au bilan hebdomadaire précédent.

Un taux de positivité  qui s'améliore régulièrement

Le taux de positivité des tests (la proportion du nombre de personnes positives par rapport au nombre total de personnes testées) est aussi en baisse continue depuis début novembre. Après avoir dépassé les 21% le 3 novembre, la moyenne lissée sur sept jours frôle les 15% ces derniers jours.

Un nombre de nouvelles hospitalisations en légère baisse

Pour la cinquième journée consécutive, le nombre total de patients hospitalisés souffrant de la Covid-19 a baissé entre vendredi et samedi, selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé. Partout en France, 31 522 personnes porteuses du virus étaient hospitalisées dimanche. En une semaine, les nouvelles hospitalisations ont baissé de 22%  et les nouvelles entrées en réanimation de 25% par rapport à la semaine précédente. 

Cette décrue est notamment visible dans les quatre régions les plus touchées par la seconde vague de l'épidémie jusqu'à maintenant : Île-de-France, Auvergne-Rhône Alpes, PACA et les Hauts-de-France. Au micro de France Inter, l'épidémiologiste Dominique Costagliola note qu'on "commence à voir l'amélioration dans les zones à risque. Avec un recul plus rapide en région parisienne".

Un point noir : la situation empire dans la région Grand-Est, fortement touchée lors de la première vague et qui a, semble-t-il, été touchée plus tardivement lors de la deuxième.

Des services de réanimation toujours très sollicités

Les services de réanimation sont encore très lourdement sollicités. Ils étaient occupés dimanche par près de 4 500 patients de la Covid. Mais, depuis cinq jours, le nombre d'admissions quotidiennes en réanimation, lissé sur sept jours, est en baisse en France.

Moins de morts à l'hôpital

Il y a eu 48 732 décès à cause de la Covid-19 en France depuis le début de la crise ; 33 445 personnes sont mortes dans les hôpitaux. Depuis cinq jours, le nombre moyens de décès à l'hôpital connaît une baisse très légère mais continue. 

Les épidémiologistes veulent rester prudents : oui, la baisse peut se poursuivre mais seulement si le comportements des Français ne change pas. Il faudra encore attendre une semaine pour confirmer les pics des hospitalisations et des décès.