Il y a encore trop de peu de places en crèches en France, c'est un fait. Mais de plus en plus de structures se créent, tant dans le public que dans le privé.

Crèche de l'Hôtel de Ville à Paris
Crèche de l'Hôtel de Ville à Paris © AFP / DANIEL JANIN

François Hollande avait promis de créer 275 000 places d'accueil pour la petite enfance dont 100 000 en crèche, soit 20 000 par an. Cette volonté commencent à se traduire dans les faits, même si l'objectif n'est pas complètement atteint. Le nombre de projets de crèches mis en route en 2017 a augmenté de 34 % par rapport à 2016, selon les chiffres provisoires de la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf). 

Il y a 2,3 millions d'enfants de moins de 3 ans en France et seulement 436 000 places en crèche. C'est-à-dire que seulement 18 % des enfants de 0 à 3 ans disposent d’une place. L'augmentation du nombre de projets accordés est de bon augure pour l'avenir, sachant qu'il faut environ deux ans pour qu'une crèche fonctionnelle sorte de terre. 

Pendant ce temps dans le privé, c'est aussi le boom

Les crèches privées connaissent une croissance importante.

15 % des places en crèches sont maintenant gérées par des acteurs privés, alors qu'avant 2004, la quasi-totalité de ces établissements étaient municipaux. 

Beaucoup de villes délèguent désormais cette activité au privé ; les entreprises aussi y réservent des places pour leurs salariés. Le secteur a triplé depuis 2010, dépassant désormais le milliard d'euros de chiffre d'affaires, indique l'institut de recherche Xerfi dans son étude Les crèches privées à l'horizon 2020 publiée en février.  

Outre les micro-crèches, dont le nombre explose, le marché se structure autour de trois gros acteurs : Babilou (500 crèches), Grandir (Les Petits Chaperons Rouges, 400 crèches) et People & Baby (300 crèches).  Ils adoptent des positionnements différents, faisant de leurs établissements des lieux éducatifs.

Le secteur devient concurrentiel, avec des défis à relever comme la pénurie d'auxiliaires de puériculture et la baisse des fonds publics qui les financent en majorité.

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