La FNSEA a donc été entendue : le principal syndicat agricole avait demandé hier l'aide de l'Etat pour compenser les mauvaises récoltes de céréales.

La récolte du blé à Tinténiac en Bretagne
La récolte du blé à Tinténiac en Bretagne © Maxppp / Marc Ollivier

Le Conseil des ministres a décidé ce matin de lancer un plan d'aide aux céréaliers français, alors que les récoltes s'annoncent très mauvaises, notamment pour le blé.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll précise que ce plan prévoit des mesures fiscales, le report de cotisations sociales et des mesures spécifiques sur le remboursement de la TVA.

"Un fonds de garantie doit aussi être mis en place par la Banque publique d'investissement, pour aider à la mise en oeuvre des allègements et des reports de prêts au niveau bancaire", a également indiqué Stéphane Le Foll.

Les détails du plan d'aide seront communiqués début septembre, lorsque l'ampleur des mauvaises récoltes sera connue.

Les céréaliers s'attendent à une récolte de blé en baisse de 25 % par rapport à l'an dernier

Hier, la FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles), avait notamment parlé d'une baisse d'un quart de la récolte de blé française en 2016, en raison des intempéries du printemps qui ont fortement endommagé les cultures. La très forte humidité en mai-juin a favorisé l'apparition de maladies, et le manque de luminosité a empêché les épis de blé de mûrir correctement.

"La situation est d'une très grande gravité, c'est du jamais vu", estime Philippe Pinta, le président du syndicat Orama, branche "grandes cultures" de la FNSEA. 

Dans certaines exploitations situées dans les zones les plus touchées par les inondations du printemps, la production s'annonce même trois fois inférieure à la normale.

La récolte 2015, considérée comme exceptionnelle, avait atteint les 41 millions de tonnes.  La France est le premier producteur et le premier exportateur européen de blé.

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