Quelques 200 sportifs de haut niveau, faisant chaque jour un effort de plusieurs heures durant 3 semaines en changeant chaque soir de lieu de résidence, c’est le casse-tête que doivent résoudre les cuisiniers. Alimentation et hydratation sont les 2 mamelles du coureur.

Bobet

A l’aube du Tour 1955, Louison Bobet qui a gagné les 2 éditions précédentes, confie ses secrets diététiques à Léon Zitrone. Où l’on s’aperçoit que les grands principes n’ont guère évolué (peu de viande, du poisson et des légumes), sauf en ce qui concerne le vin… A ce régime, le Breton remportera son troisième Tour consécutif.

Un bidon pour la Tequila

Donc, Louison Bobet affirmait boire quotidiennement une bouteille de vin. Un régime qui serait aujourd’hui, strictement interdit à tout coureur (et d’ailleurs fortement déconseillé au commun des mortels). Pourtant le groupe Lot-et-garonnais le Clan Lakassagne va encore plus loin : il imagine un vélo équipé d’un bidon réservé au transport de la tequila du cycliste. Un pur régal…

Ravitaillement

On estime aujourd’hui qu’un coureur en course consomme quotidiennement 6000 calories. La nécessité de s’alimenter s’impose donc depuis le début de l’histoire du cyclisme. Les anecdotes sur le régime alimentaire des coureurs pullulent. Et le contenu de leurs bidons est parfois l’objet des supputations les plus fantasmatiques. Quoiqu’il en soit, les coureurs doivent savoir boire et manger tout en roulant, ce qui n’est pas toujours très confortable !

Ravitaillement à la volée pour Roger Lapébie (TDF 1937)
Ravitaillement à la volée pour Roger Lapébie (TDF 1937) © Collection Pascal Sergent
Fausto Coppi se ravitaille (TDF 1949)
Fausto Coppi se ravitaille (TDF 1949) © Collection Pascal Sergent

Après des décennies de « bricolage », le ravitaillement est devenu une quasi-science exacte.

Ravitaillement à l'ancienne

Dans les premières années du Tour, la préparation et le suivi des coureurs étaient plutôt…empiriques. Quant à leur alimentation en course, elle était parfois chaotique et répondait assez peu aux exigences définies par la diététique moderne. En revanche, les ravitaillements donnaient aux illustrateurs de presse qui ne disposaient pas d’une logistique leur permettant d’être sur la route, l’occasion de croquer les champions.

1931 Le Petit Journal Illustré
1931 Le Petit Journal Illustré © Gallina BnF
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