Le personnel hospitalier manifeste à Paris, Rouen, Pau, Saint-Étienne... Les revendications sont toujours les mêmes : davantage de moyens, de lits et une hausse des salaires.

À Paris, la marche relie la maternité Port-Royal à Matignon, résidence du Premier ministre.
À Paris, la marche relie la maternité Port-Royal à Matignon, résidence du Premier ministre. © AFP / Stéphane de Sakutin

C’est un hôpital public à bout de souffle qui manifeste ce jeudi dans la France entière. Le personnel exige plus d’effectifs et de moyens, alors que le gouvernement peaufine un "plan de soutien" très attendu.

Une grande marche parisienne

À Paris, le rassemblement a débuté à midi devant la maternité Port-Royal, dans le sud de la capitale. Des délégations venues de Bretagne, de Savoie, du Nord ou d'Alsace se sont jointes à la foule. Plusieurs milliers de manifestants sont partis à 14 h, avec pour destination l’hôtel de Matignon, résidence du Premier ministre.

La marche parisienne est parti de la maternité Port-Royal.
La marche parisienne est parti de la maternité Port-Royal. © AFP / Stéphane de Sakutin
"Hôpital public en urgence vitale", peut-on lire sur une banderole.
"Hôpital public en urgence vitale", peut-on lire sur une banderole. © AFP / Stéphane de Sakutin
Le personnel réclame plus de moyens.
Le personnel réclame plus de moyens. © AFP / Stéphane de Sakutin
Une manifestante parisienne a sorti une trompette.
Une manifestante parisienne a sorti une trompette. © AFP / Jeanne Mougenot

Des mobilisations en région

À Rouen (Seine-Maritime), le personnel soignant et les étudiants ont investi ce matin le hall du CHU, vêtus de blouses blanches :

À Toulouse, des centaines de personnes ont répondu à l'appel de la manifestation nationale. Médecins et soignants se sont rassemblés place Saint-Cyprien, constate France Bleu Occitanie

À Pau (Pyrénées-Atlantiques), le personnel hospitalier s'est retrouvé à 10 h 30 au rond-point de l'autoroute, rapporte France Bleu Béarn. Les médecins, eux, se sont aussi regroupés devant l'hôpital en début d'après-midi. Au même moment, un rassemblement est organisé devant l'hôpital de Tarbes.

Un médecin et un chef de service en grève, à Bron dans la métropole de Lyon.
Un médecin et un chef de service en grève, à Bron dans la métropole de Lyon. © Maxppp / Maxime Jegat

Au Mans (Sarthe), les aide-soignants et les infirmiers devaient se rassembler dans la journée dans le hall de l’hôpital, signale France Bleu Maine. Un débrayage est aussi prévu au Pôle Santé Sarthe et Loir, pour revendiquer la réouverture du service mobile d'urgence et réanimation (SMUR), à l'arrêt depuis le 24 septembre faute de médecins urgentistes.

Quand les médecins commencent à faire grève, c'est qu'il se passe des choses graves"

À Saint-Étienne (Loire), un sit-in était organisé à 13 h dans le hall de l'Hôpital nord. La manifestation stéphanoise, elle, a démarré depuis la Bourse du Travail à 14 h 30.

"Quand les médecins commencent à faire grève, c'est qu'il se passe des choses graves", déclare le Docteur Michel Roy au micro de France Bleu Saint-Étienne Loire.

À Nantes (Loire-Atlantique), ils étaient environ une vingtaine de manifestants rassemblés devant le CHU.

Une vingtaine de manifestants devant le CHU de Nantes ce jeudi.
Une vingtaine de manifestants devant le CHU de Nantes ce jeudi. © Radio France / Radio France

À Cherbourg (Manche), environ 400 personnes sont rassemblées cet après-midi dans la cour du centre hospitalier Pasteur pour défendre l'hôpital public, rapporte France Bleu Cotentin.

À Grenoble (Isère), le rassemblement a débuté à 13 h, devant le CHU de Grenoble, selon France Bleu Isère, qui indique aussi que tous les hôpitaux du département sont concernés par le mouvement.

Des manifestants crient leur colère à Bordeaux.
Des manifestants crient leur colère à Bordeaux. © AFP / Nicolas Tucat

Les services d'urgence à la base de la colère

L'appel à manifester, lancé il y a un mois par le nouveau collectif Inter-Hôpitaux, a engrangé de nombreux soutiens. La figure de proue de la colère : le collectif Inter-Urgences, à l'origine du mouvement social inédit débuté en mars à Paris, une grève illimitée des services d'urgences. Un mouvement qui s'est étendu à tout le pays, avec encore 268 établissements touchés en début de semaine.

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