Alors que se tient ce jeudi à Paris le Datajob, salon qui réunit 3.000 spécialistes de la data et de l'intelligence artificielle appliquées au monde de l'entreprise, plongée parmi ces "statisticiens 2.0".

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Image d'illustration © Getty / sanjeri

Pour comprendre ce qu'ils font très précisément, il faut s'y reprendre à plusieurs reprises et les pousser à vulgariser ce qu'ils pensent avoir déjà vulgarisé. 

Les data scientists sont des statisticiens du nouveau monde, numérique et rempli de données de toutes sortes. Ils collectent, gèrent, analysent, exploitent des millions de data, qu'elles soient laissées par les citoyens lors d'un achat par exemple, ou par les entreprises, dans un rapport lors d'un dysfonctionnement ou autre. 

Un client vient voir un data scientist avec un problème. L'expert doit se servir de toutes les données existantes pour élaborer un modèle qui permettra de trouver une solution. Par exemple, une banque souhaite mieux lutter contre la fraude : le data scientist va récupérer l'historique des dossiers de clients qui avaient fraudé, déterminer un modèle prédictif grâce à un comportement qui se répète par exemple, puis trouver une solution pour savoir à l'avance si un client répond potentiellement à ce profil. 

Le métier le "plus sexy du XXIe siècle"

En 2012, la Harvard Business Review qualifiait le métier de data scientist de "job le plus sexy du XXIe siècle". Et il vrai que toutes les entreprises se les arrachent, de Google à La Poste, en passant par les banques, ou encore les sociétés de marketing. Des milliers d'offres sont encore non pourvues et ces scientifiques spécialisés dans la donnée sont démarchés quasi quotidiennement. Ils ont tous plus ou moins le même profil : ils sont ingénieurs, passionnées de mathématiques et capables de coder. 

Une activité au service de Big Brother ? 

Jérémy Harroch, le PDG de Quantmetry, entreprise française spécialisée dans ce domaine, assure que toutes les données sont anonymisées, et que le volume traité à chaque mission (plusieurs millions de données) permet de donner des tendances mais pas de s'intéresser au citoyen en tant qu'individu. C'est toutefois ce type de travail qui permet, aussi, dans certains cas, aux entreprises de vous montrer, sur les sites internet que vous fréquentez, des publicités ciblées selon vos goûts.

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