Claude Guéant
Claude Guéant © REUTERS/Jacky Naegelen

Les "affaires" s'enchaînent pour l'ex ministre de l'Intérieur. Après les histoires de tableaux et de virement, c’est cette fois dans une possible affaire d'emploi fictif que Claude Guéant est mis en cause. Le parquet de Nanterre vient d'ouvrir une information judiciaire contre X pour "détournement de fonds publics, complicité et recel".

Au coeur de cette affaire, l'embauche du maire UMP du Plessis-Robinson au cabinet de Christine Boutin.

Selon Le Monde, qui rapporte les premières conclusions de l'enquête, l'ancien secrétaire général de l'Elysée aurait favorisé en 2008 l'embauche de Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson, dans le Hauts-de-Seine, au cabinet de Christine Boutin. Cette embauche cacherait un emploi fictif.

L'affaire avait été initialement révélée par le Canard enchaîné en 2010. Le journal satirique avait indiqué que Philippe Pemezec, qui avait vu son élection en tant que député des Hauts-de-Seine invalidée en novembre 2007, avait été recruté en février 2008 au ministère du Logement. Pour un rôle de "chargé de mission pour l'accession sociale à la propriété", il aurait perçu la même indemnité - 5.500 euros mensuels - que celle de son mandat de député. Quelques mois plus tard, suite à un signalement d'une élue de l'opposition locale, une enquête était ouverte.

Lors des auditions de la Brigade de répression de la délinquance économique, Christine Boutin et son directeur de cabinet ont indiqué que l'embauche du maire du Plessis-Robinson avait été demandée par Claude Guéant.

Ce que l'ancienne ministre du logement a confirmé hier soir sur son compte Twitter

Tweet Boutin sur Guéant
Tweet Boutin sur Guéant © Radio France

Me Jean-Yves Dupeux, l'avocat deClaude Guéant, nie tout soupçon de favoritisme. "M. Guéant a dirigé M. Pemezec auprès du ministère du Logement, seulement car il était spécialiste des questions de logement social", a-t-il expliqué

Les explications de Benoît Collombat

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