Devant le siège européen de Monsanto à Morges, en Suisse.
Devant le siège européen de Monsanto à Morges, en Suisse. © EPA/MaxPPP

Des centaines de personnes ont défilé un peu partout dans le monde contre le géant agroalimentaire américain Monsanto et contre la culture des OGM. "Des alternatives sont possibles", ont expliqué les manifestants.

Plusieurs défilés étaient organisés ce samedi en France, de Lyon à Bayonne, en passant par Paris, Toulouse et Bordeaux. Plus de 500 personnes ont ainsi marché dans le centre-ville de Lyon afin de sensibiliser la population. Les banderoles donnaient le ton : "Monsanto = Céréales killer", "Monsanto= empoisonnement durable", "Organisation Génératrice Malbouffe".

L'une des porte-parole de la marche, Barbara Agneray explique :

C'est un rassemblement citoyen pour montrer que des alternatives sont possibles et qu'il y a urgence à changer de manière de consommer.

À Paris, le cortège a rassemblé entre 2.000 et 3.000 personnes entre Denfert-Rochereau et le Champ-de-Mars.

Le principe actif du Roundup classé "cancérogène probable"

À Toulouse, des manifestants ont envahi le rayon jardinerie d'un hypermarché pour en retirer les herbicides, parmi lesquels le Roundup, fabriqué par Monsanto, dont le principe actif - le glyphosate - a été classé "cancérogène probable chez l'homme", le 20 mars dernier, par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), agence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Reportage : Jacques Pons, de France Bleu Pays Basque, a suivi le cortège et le rassemblement de Bayonne

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Au coeur de la marche anti-OGM de Bayonne

Au total une quarantaine de pays étaient mobilisés ce samedi, dont la Suisse (le siège européen de Monsanto est situé à Morges) et le Burkina Faso en Afrique, où un demi-millier de personnes ont manifesté dans la capitale Ouagadougou. Le pays a entrepris en 2009 une production à grande échelle de coton transgénique, après des recherches débutées en 2003 avec l'appui de Monsanto.

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Les manifestants ont réclamé aux autorités "un moratoire d'au moins 10 ans" afin de "poursuivre des recherches indépendantes" sur les OGM.

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