L'UFC-Que Choisir dévoile sa nouvelle carte interactive de l'accès aux soins. Les déserts médicaux progressent et les médecins boudent certains quartiers dans les grandes villes.

Les déserts médicaux gagnent du terrain
Les déserts médicaux gagnent du terrain © Maxppp / Julio Pelaez

L'association UFC-Que Choisir a dévoilé  sa nouvelle carte de France interactive de l'accès aux soins, mettant à jour des travaux publiés il y a quatre ans. Chacun peut y voir l'offre sanitaire à laquelle il a accès. Ainsi, on constate aisément que les déserts médicaux progressent.  Et aujourd'hui,  dans les grandes villes,  il devient de plus en plus difficile de trouver des spécialistes au tarif de la sécurité sociale.

Plusieurs niveaux de manque

Pour l'UFC Que choisir, toute zone où la  densité médicale est inférieure d’au moins 60 % à la moyenne nationale est un désert médical. Si la densité est comprise entre 30 % et 60 % en dessous de la moyenne nationale, c'est une zone à accès difficile aux soins.  Si la densité est comprise entre la moyenne nationale et 30 % en dessous, l'offre est satisfaisante. L'offre de médecins devient abondante si la densité est comprise entre la moyenne nationale et 30 % au-dessus, et l'offre surabondante de médecins : densité supérieure d’au moins 30 % à la moyenne nationale.

Les déserts médicaux des champs... et ceux des villes!

Selon l'UFC-Que Choisir , il y a deux types de déserts médicaux. Les premiers sont caractérisés par une insuffisance de l'offre de soins libérale (ils concerneraient entre 14,6 millions d’usagers pour les généralistes, et 21,1 millions pour les pédiatres, selon l’association).

Puis il y a les villes où parfois la densité médicale peut paraitre satisfaisante, mais  lorsque l’on cherche à se soigner sans dépassement d’honoraires, c’est plus de huit Français sur dix qui n’ont pas suffisamment d’ophtalmologistes ou de gynécologues autour de chez eux !

De moins en moins de médecins sans dépassements d'honoraires

D'après l'étude, 45% de la population ne peut plus trouver à proximité de chez eux un pédiatre au tarif de base de la sécurité sociale,et même 82% pour les gynécologues et 83% pour les ophtalmologistes.  L'association pointe le fait que  le nombre de médecins qui pratiquent des dépassements d'honoraires  augmente sans cesse.

Selon l'UFC Que choisir, les  mesures d'aide à  l'installation dans les campagnes ou de limitation des dépassements mises en place ces dernières années par le gouvernement ont eu des effets quasi nuls.

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