Les femmes en Europe, au Japon, en Corée du Sud, en Australie et aux États-Unis font des enfants de plus en plus tard et de plus en plus souvent après 40 ans. Une étude publiée ce mercredi par l'Institut National d'Études Démographiques chiffre le phénomène.

La part du premier enfant après 40 ans a explosé dans les pays développés
La part du premier enfant après 40 ans a explosé dans les pays développés © Maxppp / GAETAN BALLY

En l'espace de 40 ans, le nombre de maternités après 40 ans a plus que doublé dans certains pays. Avec la conservation des ovocytes, il est permis de penser, d'après l'étude, que les maternités au-delà de 50 ans ont aussi un peu d'avenir.

L'allongement des études, la gestion des carrières, l'incertitude économique, les unions tardives, tout ça conduit inexorablement, depuis le début des années 80, à cet essor des grossesses après 40 ans. 

En 1984, elles représentaient moins de 0,5% du total des premières naissances. En 2014, c'était 2%, et même près de 5% en Espagne ou en Italie. Car le constat c'est aussi ça : il y a quarante ans, la plupart des mères âgées donnaient naissance à un quatrième ou cinquième enfant. Aujourd'hui, après 40 ans, c'est leur premier ou leur deuxième. Une évolution qui tient en partie à la diffusion de la fécondation in vitro. 

Fécondation in vitro et cryoconservation contre horloge biologique

Aux États-Unis, 11% des naissances chez les femmes de plus de 40 ans se font grâce à la FIV. Le don d'ovules permet même d'y recourir à 45 ans ou plus. 

En 2016, on a ainsi compté en Europe près de 1 300 naissances chez des plus de 50 ans. D'après les chercheurs, la congélation d'ovules autrement appelée cryoconservation va accentuer le phénomène. 

Attention toutefois, pas de magie : l'horloge biologique reste une réalité. L'étude rappelle que les FIV ont beaucoup moins de chances de succès après 40 ans et que plus de la moitié des grossesses après 42 ans se terminent par une fausse couche. 

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