retour d'anesthésie générale
retour d'anesthésie générale © MaxPPP / Vincent Hazat

Un rapport remis à la ministre de la santé par la Conférence des doyens des facultés de médecine révèle qu'un tiers des touchers vaginaux et rectaux effectués sous anesthésie générale par les internes des hôpitaux se font sans le consentement des patients. Marisol Touraine a réagi au rapport endénonçant avec une "extrême fermeté"c es pratiques "inacceptables qui portent atteinte à l'intégrité du corps humain et aux droits fondamentaux des patients" .

L'enquête remise mardi à la ministre révèle que lorsque les examens pelviens et rectaux sont réalisés chez des personnes sous anesthésie générale, le consentement préalable du patient n'est recueilli que dans 67% des cas pour les étudiants du diplôme de formation générale en sciences médicales. Pour les étudiants du diplôme de formation approfondie, le consentement préalable du patient est recueilli dans 80% des cas.

Un tiers des examens concernés

Ce rapport et la prise de position de la ministre interviennent après plusieurs mois de débats sur le sujet. En février, une cinquantaine de personnalités (médecins, journalistes et féministes) avaient publié une tribune contre ces pratiques, demandant aux pouvoirs publics à réagir. Les signataires de cette tribune assurent que bon nombre de professionnels de la santé et d'internes justifiaient ces pratiques, expliquant qu'il était "préférable" que la patiente "ne se souvienne pas que plusieurs inconnus sont passés la +voir+".

Acte comparable à un viol

Dans son communiqué, la ministre de la santé rappelle que les actes réalisés sans consentement sont illégaux et qu'ils exposent à des poursuites . Pour mettre un terme rapidement à ces pratiques, la ministre lance une mission d'inspection au sein des établissements de santé, et a décidé d'envoyer une instruction aux directeurs des établissements pour leur rappeler leurs obligations légales, notamment en matière de droits des patients. Il faut également développer l'apprentissage par simulation . Elle souhaite que tous les centres hospitaliers universitaires (CHU) soient équipés d'un centre de simulation en santé d'ici à 2017.

Les explications de Sandrine Etoa-Andègue :

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