Les signataires, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, demandent aussi la tenue d'un "débat démocratique décentralisé sur la 5G et sur les usages numériques."

Les élus réclament aussi un débat sur cette technologie.
Les élus réclament aussi un débat sur cette technologie. © AFP / VOISIN / Phanie

Le texte a été signé par près de 70 élus de gauche et écologistes, parmi lesquels Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot ou la maire de Marseille Michèle Rubirola. Ils demandent au gouvernement un moratoire sur le déploiement de la 5G, "au moins jusqu'à l'été 2021", dans une  tribune publiée par le Journal du dimanche.

La décision du gouvernement d'attribuer les fréquences dès septembre "intervient sans étude d'impact climatique et environnemental ni aucune consultation publique préalable", déplorent les signataires, parmi lesquels aussi les nouveaux maires écologistes de Strasbourg, Jeanne Barseghian, de Bordeaux, Pierre Hurmic, ou encore de Besançon, Anne Vignot.  

Priorité à la "réduction de la fracture numérique"

"Nous, maires et élus, proposons dans l'immédiat un moratoire sur le déploiement de la 5G au moins jusqu'à l'été 2021", ainsi que la "tenue d'un débat démocratique décentralisé sur la 5G et sur les usages numériques", écrivent-ils : "Nous demandons que la priorité soit donnée à la réduction de la fracture numérique, à travers le développement de la fibre en zone rurale et en finalisant le déploiement de la 4G." 

Parmi les signataires figurent également le député LFI François Ruffin, Jean-François Debat, maire PS de Bourg en Bresse, ou encore le maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle : "Le numérique représente déjà 4% des émissions de gaz à effet de serre et on prévoit que ça va doubler dans les 5 ans à venir. Franchement, on peut prendre le temps d'un débat démocratique, plutôt que juste se laisser entraîner en disant que par définition, c'est bon et c'est un progrès", explique ce dernier à France Inter. 

"On ne peut pas continuer à développer ce type de technologie, qui finalement sera néfaste", argumente ce dimanche Emmanuel Denis, maire EELV de Tours, sur franceinfo : "Nous ne sommes pas sûrs d'avoir la vérité sur ce sujet mais dans ce cas-là, il faut qu'on nous démontre l'inverse." Toujours sur franceinfo, la maire écologiste de Besançon, Anne Vignot, estime que "c'est de la gabegie de changer en permanence d'équipement avant d'avoir fini le déploiement" des précédentes technologies.

"Nous ne devons pas refuser le progrès"

Interrogé sur Europe 1, Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l'attractivité, a lui déploré une attitude "sectaire" des élus : "Nous ne devons surtout pas refuser le progrès, et c'est ce qu'on voit depuis un certain nombre de jours, voire de semaines, avec ces nouveaux maires écologistes qui sont dans une position très sectaire, qui sont dans une position de refuser le progrès d'une certaine façon."

Ce midi, dans l'émission "Questions Politiques" sur France Inter, Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, s'est aussi exprimé à ce sujet, estimant qu' "à date, toutes les études montrent qu'il n'y a pas de conséquences sur les individus"

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En juillet, EELV avait déjà demandé, dans une motion adoptée à la quasi unanimité de la centaine de conseillers fédéraux du parti, un "moratoire sur la 5G" qui va générer "une grosse inflation de la consommation électrique", et permettre "la collecte de données personnelles".