Cette question que Marie a laissé sur le répondeur des P'tits Bateaux, Noelle Bréham la pose à Chantal Birman. Chantal est sage-femme.

Nouveau né dans les bras de sa maman
Nouveau né dans les bras de sa maman © Getty

Un tout petit peu d'histoire pour commencer... 

Avant les années 1950, les femmes accouchaient majoritairement à la maison, explique Chantal Birman, Les sage-femmes se déplaçaient. Les médecins, eux, officiaient à l’hôpital, qui au départ était appelé "hospice".

Les femmes qui venaient à l’hôpital pour accoucher étaient principalement des filles-mères ou des femmes de milieux très pauvres. Le taux de mortalité étant élevé à l'hôpital, quand on le pouvait, on accouchait chez soi.

On mourrait beaucoup à l'hôpital à cause de la transmission des germes et des fameuses infections puerpérales qui ont régné pendant de nombreuses années. Les médecins pratiquaient une opération puis enchaînaient avec un accouchement sans passer par la case désinfection entre les deux.

Chacun avait donc son territoire : les sage-femmes à la maison, les médecins à l'hôpital.

La situation a changé petit à petit, explique Chantal Birman :

19 sec

Les accouchements : de la maison à l'hôpital

Par France Inter

Lorsqu'on lui demande où vaut-il mieux accoucher aujourd'hui, hôpital ou chez soi, Chantal Birman fait une réponse de normande : ni l'un, ni l'autre.

Elle préfère les maisons de naissance, qu'on appelle en France les espace physiologiques, puisque contrairement à de nombreux pays européens, chez nous, elles sont à l'intérieur de l'hôpital, tout en ayant leur autonomie. Il s'agit d'espaces gérés par les sage-femmes et ou l'on peut mettre au monde le bébé tout en ayant l'hôpital de l'autre côté du couloir en cas de problème.

09 sec

Les maisons de naissance

Par France Inter

Pour aller plus loin

(Ré)écoutez Les p'tits bateaux (chaque dimanche à 19h30)

Visitez Le site Internet de Chantal BIRMAN

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.