Manifestation de jeunes contre la loi travail
Manifestation de jeunes contre la loi travail © MaxPPP / Christophe Morin

Après les affrontements entre CRS et jeunes place de la Nation, et l'interpellation de plusieurs dizaines d'élèves la semaine dernière, des parents du nord de Paris ont lancé une cagnotte pour payer les frais d'avocats et comptent porter plainte.

"Ne confondez pas les casseurs et les lycéens !" C’est le cri lancé par ces parents indignés. Au lycée Voltaire, ils ont décidé de se mobiliser. : les frais d’avocats des adolescents qui en ont besoin seront pris en charge par une cagnotte commune , et les parents sont en train de recenser les dérapages et les bavures policières en vue de futures plaintes.

Écoutez le reportage d'Antoine Giniaux

Car depuis quelques joursil y a eu des coups, donnés par les CRS pendant les manifestations, du gaz lacrymogène, des enfants choqués , et surtout l’interpellation d’un lycéen de 15 ans, placé dix heures en garde à vue sans pouvoir contacter sa famille. Pour les parents, c'était la goutte d'eau de trop. Max Peppoloni est l’un des représentants FCPE du lycée Voltaire, il a lancé la fameuse cagnotte sur Internet, qui a déjà collecté près de 1 500 euros.

On a déjà récolté plus que prévu, on va continer.Il y a des enfants qui ont été interpellés ou arrêtés, à coups de matraque. En visant mes enfants, les enfants du lycée, c’est moi qu'on vise : on me dit "gardez-les à la maison". Mais même s’ils sont pas encore majeurs, ils ont quand même leur avis à donner ! C’est pas comme ça que je les ai éduqués.

Et pour aller plus loin, les parents, soutenus par les professeurs,sont en train de recenser les dérapages de la police dans le nord de Paris , pour lancer des actions en justice. Marianne Cabaret-Rossi enseigne l’histoire-géo au lycée Voltaire. Elle est en contact avec ses collègues du lycée Bergson, où d’autres adolescents relatent les mêmes histoires de violences policières.

Ils portent pas plainte. Ils ont tous la même réponse : "ça sert a rien de porter plainte contre la police" , "mon agresseur était casqué", "c'était un CRS"... Moi je suis pour la police, une police républicaine. Mais ils font pas la différence entre casseurs et lycéens, y’a une pression assez importante.

Une pression et tension palpables aussi à l’entrée de l’établissement, où les journalistes restent tenus a l’écart.

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