Les associations Stop Homophobie et Urgence Homophobie annoncent qu'elle vont porter plainte contre "chaque personne qui a insulté, discriminé ou menacé Bilal Hassani sur les réseaux sociaux." Le youtubeur, choisi pour représenter la France à l'Eurovision, a reçu pas moins de "1 500 tweets insultants"

 Deux associations annoncent qu'elles vont porter plainte contre les auteurs de messages haineux adressés à Bilal Hassani
Deux associations annoncent qu'elles vont porter plainte contre les auteurs de messages haineux adressés à Bilal Hassani © Maxppp / Olivier Corsan

Certains semblent considérer qu'un homme portant une perruque blonde ne peut pas représenter la France dans un concours de chant... Le cyber-harcèlement à caractère homophobe dont est victime depuis plusieurs mois le youtubeur Bilal Hassani a pris de telles proportions que deux associations, Stop Homophobie et Urgence Homophobie, ont décidé de frapper un grand coup pour faire cesser la campagne contre le jeune homme.

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Les deux associations ont annoncé qu'elles allaient porter plainte contre "CHAQUE personne qui a insulté, discriminé ou menacé Bilal Hassani sur les réseaux sociaux" écrivent-elles sur Twitter. "Les propos qu’on peut lire contre lui sont indignes, inacceptables et ne resteront pas impunis. Tous ces tweets seront soumis à des plaintes. Tous sans exception.  Nous ne lâcherons rien et ne laisserons rien passer.  @iambilalhassani est un exemple pour beaucoup de jeunes : il force le respect. La honte doit changer de camp."

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Il y a deux mois, deux députés, Raphaël Gérard, député LREM de Charente-Maritime, et Gabriel Serville, député PS de Guyane, avaient adressé un courrier à Twitter pour faire part de leurs "inquiétudes suit au déferlement de propos haineux à caractère homophobe et de menaces de mort" adressés au youtubeur en rappelant que le cas de Bilal Hassani "n'est pas isolé".   

Selon eux, les victimes de cyber harcèlement "se retrouvent démunies face à l'inertie" des services de Twitter qui "se cantonnent à la fermeture des comptes utilisés par les cyber-harceleurs". Dans leur lettre ils appellent Twitter "à mettre en œuvre une politique plus volontariste et ferme" en matière de lutte contre le cyber harcèlement et les LGBTphobies en France.  

Fin octobre, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait indiqué que les plaintes pour homophobie ont augmenté de 15% entre janvier et septembre 2018 par rapport à la même période en 2017, avec 262 faits constatés.

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