Notre-Dame de Paris a connu des chutes de pierres après la canicule et court encore un risque potentiel d'effondrement, indique ce mercredi le ministère de la Culture, qui justifie le rythme des travaux par cette "urgence impérieuse", alors que l'association Robin des Bois exige ce mercredi la suspension des travaux.

L'ONG Robin des Bois demande la suspension durable des travaux, à cause des risques liés au plomb et à un potentiel effondrement.
L'ONG Robin des Bois demande la suspension durable des travaux, à cause des risques liés au plomb et à un potentiel effondrement. © AFP / Nicolas Guyonnet

"De nouvelles chutes de pierre des voûtes de la nef se sont très récemment produites suite à l'épisode de canicule". Le ministère de la Culture l'indique ce mercredi, et affirme que la cathédrale Notre-Dame de Paris encourt encore un risque potentiel d'effondrement. Selon le ministère, le "rythme des travaux" depuis le 16 avril n'est justifié que par cette "urgence impérieuse".

L'ONG Robin des Bois demande la suspension durable des travaux

De son côté, l'association Robin des Bois exige ce mercredi formellement la suspension des travaux qui devaient reprendre lundi : "il faut suspendre durablement le chantier jusqu'à ce que les incertitudes sur la stabilité de l'épave soient réduites", demande le président de l'association Jacky Bonnemains au micro de France Inter. 

Il faut étendre le périmètre d'éloignement", Jacky Bonnemains, président de l'association Robins des Bois

L'ONG requiert en outre dans un communiqué l'interdiction de toute circulation piétonne et autres activités dans une rue adjacente : "Il faut étendre le périmètre d'éloignement. C'est invraisemblable de voir que rue du Cloître-Notre-Dame il y a ce flux de touristes qui continue de passer et qu'il y a des affiches, seulement en français et seulement depuis mardi, évoquant la présence de plomb".

Jacky Bonnemains souhaite que des "protections maximales" soient prises : "tant pour protéger les populations et les riverains des poussières de plomb, que pour protéger les travailleurs des risques physiques, mécaniques, et des risques de contamination pour le plomb."

Le ministère rassure

Le ministère de la Culture énumère lui différentes mesures prises _"pour préserver l'état de santé des travailleurs"_, et ce dès les 18 et 22 avril, par la Direction régionale des affaires culturelles, la DRAC."Les préconisations de l'inspection du travail ont déjà été largement prises en compte par la maîtrise d'ouvrage et le seront également pendant toute la durée de l'opération de conservation et de restauration de la cathédrale", a-t-il encore assuré en réponse aux inquiétudes. Les travaux avaient été interrompus le 25 juillet sur préconisation de l'inspection du travail en raison des risques de contamination au plomb.

"L'ensemble des services de l'État impliqués dans le chantier ont fait de la santé des travailleurs intervenant sur ce chantier une priorité absolue, primant sur toute autre considération", s'est justifié le ministère en réponse aux information de Médiapart et d'associations, qui les accusent de négligences notamment sur les risques de taux de plomb élevés.

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