Le printemps, c'est la période de reproduction chez les amphibiens. Et pour se reproduire, les crapauds retournent dans la mare où ils ont vu le jour. Mais pour ça, souvent, ils doivent traverser les routes, non sans danger. Des associations ont imaginé des dispositifs pour éviter le carnage.

Les batraciens retournent sur leur lieu de naissance pour se reproduire
Les batraciens retournent sur leur lieu de naissance pour se reproduire © Radio France / Rosalie Lafarge

D'un côté, la forêt, de l'autre la mare, très convoitée par les crapauds : c'est en général là, près du lieu où ils sont nés, que ces amphibiens retournent lorsque le printemps revient, pour s'y reproduire.

Sauf qu'entre les deux, il y a la route, très fréquenté. Ici, à Suzy-en-Brie (Val-de-Marne), trois crapauds sur quatre mourraient écrasés. Alors quand l'association Renard a voulu installer un crapaudrome, Christiane Saliou, retraitée de 71 ans, n'a pas hésité : "on a installé des barrières, du tissu plastifié. _Ils se retrouvent derrière cette barrière qui fait environ 200 mètres_. On a aussi posé 17 seaux."

Le crapaudrome permet d'empêcher les crapauds de s'aventurer sur la route
Le crapaudrome permet d'empêcher les crapauds de s'aventurer sur la route © Radio France / Rosalie Lafarge

L'homme à l'origine de la destruction des habitats naturels

Le principe est simple : le crapaud qui veut traverser finit en général par tomber dedans : il n'a plus qu'à attendre les gentilles petites mains qui viennent matin et soir récupérer les chanceux pour les faire traverser.

"On regarde bien dans chaque seau", explique Christiane, qui emmène de l'autre côté les crapauds piégés, en toute sécurité. Elle les relâche ensuite près de la mare pour qu'ils puissent se reproduire.

Une espèce d'amphibien sur 5 est menacée de disparition en France
Une espèce d'amphibien sur 5 est menacée de disparition en France © Radio France / Rosalie Lafarge

Les associations pallient aujourd'hui un problème dont l'homme est en partie responsable : l'Union internationale pour la conservation de la nature estime qu'en France, une espèce d'amphibien sur cinq est menacée de disparition. À cause, notamment, de la destruction de son habitat naturel par l'homme.

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