Pour la deuxième nuit consécutive, de petits engins volants ont été aperçus dans le ciel de Paris, par des policiers. Une enquête est en cours, pour tenter de retrouver les pilotes. Ces survols n'ont pas été revendiqués.

C’est la première fois qu’autant de drones survolent Paris, deux nuits de suite ! Dans la nuit du lundi 23 au mardi 24 février, et dans la nuit du mardi 24 au mercredi 25, au moins cinq appareils volants ont été aperçus, au-dessus de bâtiments parisiens.

  • L’Ambassade des Etats-Unis , dans le VIIIème arrondissement. Dans la nuit du 23 au 24, des policiers surprennent un drone, à une altitude comprise entre 100 et 300 mètres au-dessus du bâtiment.
  • La place de la Concorde , dans le VIIIème arrodissement, deux nuits de suite.

  • La Tour Eiffel , dans le VIIème arrondissement, deux nuits de suite.

  • Le quartier Bastille , la Tour Montparnasse , le Ministère de l’Intérieur et la rue du Faubourg Saint-Honoré (près de l’Élysée), dans la nuit du 23 au 24.

  • Les Invalides , dans le VIIème arrondissement, deux nuits de suite.
  • La Porte de Saint-Cloud , dans la nuit du 24 au 25.
  • La Porte de Clignancourt , dans la nuit du 24 au 25.
Les policiers, déployés dans Paris, n’ont pas réussi à suivre la trace des drones, et à attraper leurs pilotes. Pour l’instant, il n’y a aucune revendication. Mais, pour le criminologue Christophe Naudin, **les drones utilisés la deuxième nuit n'ont rien à voir avec ceux utilisés lors de la première** : > On sait qu'ils ont une certaine taille. Ce ne sont pas des drones qu'on trouve dans le commerce, et qu'on peut acheter très facilement. Donc, c'est nécessairement une organisation structurée. **Que s'est-il passé, Aurélien Colly ?**
### Dix gendarmes sur l’enquête Le parquet de Paris a lancé une enquête de flagrance, pour « vol par aéronef, en zone interdite ». **Les recherches ont été confiées à la Gendarmerie des Transports Aériens** (GTA), où un groupe de travail est, spécialement, mis en place, avec dix militaires mobilisés. **Pour le Sénateur UMP des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi, il faut agir vite :** > Ça devient inquiétant, si, c'est une organisation, qui veut dire : "Vous voyez, on peut vous frapper à tout moment". Parce qu'un drone peut être doté d'une charge explosive. Il y a un mois, l’Élysée avait, déjà, été survolée par un drone. Et, ces derniers mois, en France, une vingtaine de vols de drones ont eu lieu [au-dessus de centrales nucléaires](http://www.franceinter.fr/emission-a-la-barre-drole-de-drones). Les pilotes n’ont toujours pas été retrouvés. **Les précisions d'Emmanuel Leclère, sur l'enquête :**
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