Des centaines de jeunes ont défilé comme ici à Rennes.
Des centaines de jeunes ont défilé comme ici à Rennes. © MaxPPP

Alors que le texte sur la loi travail était présenté en conseil des ministres, les organisations syndicales appelaient à une troisième journée de manifestation ce jeudi.

Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans plusieurs villes de France contre le projet de loi travail présenté ce jeudi en Conseil des ministres. Quelques rassemblements ont dégénéré en violences notamment à

Nantes et à Paris.

Une vingtaine de personnes ont été interpellées.

A Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Grenoble ou Besançon, les manifestants ont marché contre ce projet jugé trop favorable au patronat à l'appel de sept syndicats et organisations de jeunes (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl).

Moins importante que la semaine dernière, la mobilisation a dégénéré à Paris où deux voitures incendiées et 15 personnes interpellées en marge du cortège.

D’autre part, l'inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices", ouvre une enquête après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une vidéo montrant un policier frappant un jeune.

A Nantes, des incidents ont également éclaté entre les forces de l'ordre à des manifestants dont au moins neuf ont été interpellés. Quelques incidents sont aussi à signaler à Rouen.

A Paris, le principal bâtiment de Sciences Po était bloqué ainsi que plusieurs lycées. Dans les rues de la capitale, Olivier Besancenot (NPA), Jean-Claude Mailly (FO) et Bernadette Groison (FSU) étaient dans le cortège.

D’autres manifestations et de nouvelles grèves sont prévues le 31 mars et les sept syndicats promettent une "grosse mobilisation ». Le 9 mars, la manifestation avait rassemblé entre 200.000 et 450.000 personnes dans toutes les villes de France.

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