Vingt-sept personnes sont mortes en Iran après avoir consommé de l'alcool frelaté. Elles ont été induites en erreur par des rumeurs, notamment sur Internet, qui suggèrent que l'alcool est efficace dans le traitement des maladies liées au coronavirus.

Opération désinfection dans les rues de la capitale iranienne, Téhéran.
Opération désinfection dans les rues de la capitale iranienne, Téhéran. © AFP / STR / AFP

Les fake news peuvent tuer. En Iran, vingt-sept personnes sont mortes intoxiquées après avoir bu de l'alcool frelaté : elles ont cru à une fausse information selon laquelle les boissons alcooliques aideraient à guérir du Covid-19. C’est l'agence officielle iranienne Irna qui rapporte les faits ce lundi. 

"Induits en erreur par des publications sur Internet"

Les consommateurs ont cru à "des rumeurs selon lesquelles la consommation d'alcool peut être efficace dans le traitement des maladies liées au coronavirus", écrit l'agence, en citant un responsable hospitalier. Vingt sont mortes empoisonnées dans la province du Khouzestan, dans le sud-ouest du pays, et sept dans celle d’Alborz, à côté de Téhéran. Selon le procureur adjoint d'Alborz, les personnes décédées avaient absorbé du méthanol après avoir été "induites en erreur par des publications sur Internet", qui vantaient l’efficacité selon elles de l'alcool contre le coronavirus. 

La consommation et la vente d'alcool sont interdites en République islamique d'Iran, mais les médias locaux font régulièrement état d'intoxications mortelles avec de l'alcool de contrebande. Avec un bilan officiel de 237 morts lundi, l'Iran est le troisième pays le plus touché par le Covid-19, après la Chine et l'Italie.

"L'alcool tue le virus" selon un évêque grec

La fake news de l'alcool qui soignerait le coronavirus fait aussi l'actualité en Grèce. Les médecins reprochent à l’Église orthodoxe de continuer à célébrer des messes en dépit des risques de propagation, et de continuer notamment à donner la communion, rituel qui prévoit que les fidèles boivent un peu de vin. Ce à quoi a rétorqué en fin de semaine dernière un évêque : "le vin contient de l’alcool, et l’alcool tue le virus".

Dans le même esprit, le ministère français de la Santé a été poussé à réagir ce dimanche face à une fausse information prétendant que le coronavirus était sensible, non pas à l’alcool, mais bien à la cocaïne. Faux à 100 % évidemment, mais suffisamment relayé pour que les pouvoirs publics s’en inquiètent.

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