Une quarantaine de personnalité ont signé, à l'appel du magazine féministe Causette, une pétition pour l'obligation du congé paternité.

Un congé natalité de durée égale, obligatoire et indemnisé équitablement impliquerait davantage les pères à la naissance de l'enfant en limitant l'impact professionnel pour les femmes. (Illustration)
Un congé natalité de durée égale, obligatoire et indemnisé équitablement impliquerait davantage les pères à la naissance de l'enfant en limitant l'impact professionnel pour les femmes. (Illustration) © Maxppp / Anne-Sophie Bost

"Onze jours pour accueillir un enfant, c'est dérisoire." Le magazine Causette et plus de 40 personnalités masculines, de Julien Clerc ou Guillaume Meurice à Thomas Piketty, demandent au gouvernement de rallonger le congé paternité à six semaines, au lieu de onze jours, et de le rendre obligatoire pour les hommes.

Légitimer le congé paternité

Dans une logique d'égalité entre les sexes au sein du couple, les signataires de la pétition lancée la semaine dernière appellent le président de la République, la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes et la ministre des Solidarités et de la Santé à réformer le congé paternité.

Dans un premier temps, le texte signé par plus d'un millier de personnes réclame une égale indemnisation entre ces onze jours et le congé maternité et son caractère obligatoire. Une manière de le rendre "légitime" et de permettre aux hommes "de se débarrasser d'une potentielle culpabilité envers leur employeur".

Mais à terme, il s'agirait d'instaurer, pour les hommes comme pour les femmes, un congé obligatoire de six semaines après la naissance de l'enfant, indemnisé de la même façon. Dans la pétition, Causette décrit cette proposition comme "une mesure d'équité", la loi prévoyant un minimum de huit semaines de congé maternité, dont six après la naissance.

Limiter l'impact de la maternité sur la carrière des femmes

En égalisant la durée et les modalités du congé natalité, le gouvernement permettrait ainsi aux pères de s'impliquer davantage pendant les premières semaines de vie de l'enfant. Mais surtout, cela permettrait de freiner le mécanisme de charge mentale en répartissant mieux les tâches domestiques dès la naissance de l'enfant, tout en limitant "l'impact de la maternité sur la carrière des femmes".

"Si les hommes s’investissent autant que les femmes dans la prise en charge des enfants, écrit le magazine, alors celles-ci seront moins pénalisées professionnellement. À l’embauche et dans la progression de leur carrière."

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