Dans la réflexion menée sur la transformation du système de santé, le syndicat de médecins généralistes MG France propose de créer, dans les cabinets, des postes d'assistants médicaux pour soulager les praticiens de la charge administrative, et libérer ainsi du temps pour les consultations.

En France, un médecin traitant peut suivre un milliers de patients adultes par an (source MG France)
En France, un médecin traitant peut suivre un milliers de patients adultes par an (source MG France) © Getty / South_agency

Alors que les déserts médicaux se multiplient, et que le gouvernement s'apprête à révéler le contenu de son plan de transformation du système de santé, une idée fait son chemin et a de bonnes chances d'être entérinée : attribuer aux médecins généralistes un aide salutaire pour gérer la partie administrative de leur métier, avec des assistants financés en grande partie par l'assurance maladie.

La présence de ces derniers permettraient aux docteurs de moins s'encombrer d'un certain nombre de tâches, pour pouvoir se concentrer sur l'expertise médicale pure et recevoir davantage de patients. 

Le profil de l'assistant médical reste à définir :  selon les besoins, il pourrait faire du secrétariat, ou de l'accueil et des premiers soins, comme la prise d'une tension ou la réalisation d'un électrocardiogramme.

Une mesure qui avoisine le milliard d'euros

Dans l'idéal, le syndicat de médecins MG France voudrait un assistant pour deux généralistes et une prise en charge par l'assurance maladie de 50 000 euros par an et par cabinet. Le calcul est vite fait : s'il faut 20 000 assistants, la dépense devrait atteindre le milliard. Objectif : rendre du temps médical au médecin, qui pourra du coup recevoir plus de monde chaque jour dans son cabinet.

D'après MG France, un médecin traitant peut suivre à peu près mille patients adultes par an, mais avec un assistant il pourrait en suivre au moins le double. L'opération peut paraître coûteuse mais, en réponse, le syndicat met en parallèle le prix, lui aussi élevé, des trop nombreux recours aux urgences, justement liés au manque de praticiens disponibles.

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