Des pompiers agressés dans un quartier de Toulouse
Des pompiers agressés dans un quartier de Toulouse © MaxPPP / XAVIER DE FENOYL

Samedi soir trois pompiers ont été agressés dans ce quartier sensible de Toulouse alors qu’ils se rendaient auprès d’une personne âgée.

L'un de ces pompiers professionnels a reçu un coup de pied au visage alors qu'il tentait de ramasser sa radio projetée au sol par un premier coup de pied. Il a dû être hospitalisé quelques heures à l'hopital Purpan.

Les deux autres pompiers sont très choqués après avoir essuyé des insultes, des menaces de mort. Ils ont dû rebrousser chemin. Leur véhicule a alors été caillassé.

Vendredi soir déjà, une ambulance du Samu a essuyé des jets de pierres à côté dans le quartier du Mirail. Des secours appelés pour une femme en train d’accoucher.

Selon les pompiers, le climat est tendu dans l'ensemble de ces quartiers depuis dix jours . Depuis un accident de scooter à Empalot -un autre quartier- qui a fait deux blessés graves. Le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) a porté plainte. Pour son patron, le colonel Patrick Toufflet, les insultes et caillassages ne sont pas rares mais l'incident de samedi est "exceptionnel" parce que son intensité a empêché les pompiers de secourir la personne pour laquelle ils avaient été appelés.

Selon les habitants qui acceptent de donner leur avis, c'est tout simplement une preuve de plus que ces quartiers sont devenus une zone de non droit

Le reportage de Charlotte Coutard France Bleu Toulouse

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L'enquête pour identifier les agresseurs de trois pompiers s'annonce difficile

Il n’y a pour l’instant pas de témoins qui acceptent de déposer. Pour le capitaine David Delattre, chargé de communication à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP)."Il faut que les jeunes qui ont fait ça prennent conscience que demain, ça peut être leur père, leur mère, leur fils qui a besoin de soins", a-t-il dit en invitant les témoins à se manifester.

Les auteurs encourent des peines aggravées par le statut des victimes, dépositaires de l'autorité publique: trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, a rappelé le procureur Michel Valet.

Le Ministère de l'Intérieur a dénoncé dans un communiqué des actes "d'une bêtise sans nom".

Ils mettent en danger des hommes et des femmes qui se dévouent au quotidien pour aider et sauver les autres. Ces agissements doivent être punis très sévèrement.

La droite toulousaine, déjà engagée dans la bataille des municipales, s'est emparée de l'affaire.

Le député UMP Jean-Luc Moudenc, candidat à la mairie, a ironisé sur le fait que l'incident est survenu quelques jours après que le maire socialiste sortant Pierre Cohen et deux ministres ont effectué une visite dans ces quartiers pour défendre la politique de la Ville.

Pour Christine De Veyrac, la candidate UDI à la mairie :

La municipalité et l'État sont co-responsables

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