Se faire retirer l'utérus, la prostate, la thyroïde ou la vésicule en ne restant à l’hôpital que quelques heures c'est de plus en plus courant et facilité par l'utilisation de robots. Comme ici à la Pitié Salpêtrière où un robot Da Vinci Xi vient d’être acquis.

Le docteur Geoffroy Canlorbe procède à une hystérectomie avec l'aide du robot Da Vinci XI
Le docteur Geoffroy Canlorbe procède à une hystérectomie avec l'aide du robot Da Vinci XI © Radio France / Véronique Julia

Ce robot est utilisé en urologie et gynécologie et bientôt en chirurgie digestive. Objectif : réduire l'impact post opératoire avec des incisions plus petites et des pertes de sang limitées. 

Illustration au bloc, pour une hystérectomie (ablation de l'uterus). Le chirurgien ici, n'est pas directement au contact de la patiente. Il est assis sur le coté, et communique avec l'équipe en parlant dans un micro, la tête enfouie dans un casque où il dispose d'une vue parfaite, agrandie et en trois dimensions de l’utérus malade. 

Une opération pratiquée grâce au robot Da Vinci Xi
Une opération pratiquée grâce au robot Da Vinci Xi © Radio France / Véronique Julia

La caméra est introduite par le nombril. À l'aide de ce qui pourrait ressembler à des joy-sticks, le chirurgien dirige depuis son poste les deux bras du robot pour couper, déplacer, cautériser. 

Le docteur Geoffroy Canlorbe est aux manettes : "On a une visibilité en trois dimensions, une grande ergonomie qui nous permet de pouvoir opérer des patientes qui ont des très gros fibrome ou de très gros utérus pour lesquels on aurait pu être obligés d'ouvrir le ventre. Avec le robot on a réussi à enlever des fibromes qui faisaient jusqu'à 18 cm."

L'intervention dure une heure trente. Outre sa précision pour le médecin, elle ne laisse que trois cicatrices de moins d'un centimètre à la patiente. La récupération va donc être plus rapide et la patiente, opérée le matin sous anesthésie générale, rentrera chez elle dans l'après-midi même. "Elle va se réveiller d'ici un quart d'heure, explique le docteur Canlorbe, elle va aller en salle de réveil pendant deux heures. Donc dans trois heure, quand j'irai la voir pour la faire sortir, j'espère qu'elle m'attendra debout dans le couloir pour rentrer chez elle."

Ces chirurgies mini-invasives se faisaient déjà par coelioscopie, mais le robot permet une approche encore plus pointue, et permet d'élargir les indications à des femmes en surpoids. Aujourd'hui 3% seulement des ablations de l’utérus se font en ambulatoire, un chiffre amené à augmenter ces prochaines années. À la Pitié, on vise, grâce à ce robot notamment, 30% de ces interventions en ambulatoire d'ici deux ou trois ans.

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