Le ministère de la justice souhaite installer un téléphone par cellule avec quatre numéros autorisés par détenu.

Le téléphone permet aux prisonniers de garder un lien social avec l'extérieur.
Le téléphone permet aux prisonniers de garder un lien social avec l'extérieur. © AFP / MEHDI FEDOUACH

Le ministère de la Justice va installer, progressivement, un téléphone dans chaque cellule dans les prisons françaises, selon nos confrères de France Info qui confirment une information du journal Le Monde. 

Un appel d’offre a été lancé. Il s’agit pour l’administration pénitentiaire d’être plus efficace sur le brouillage des téléphones portables et ainsi de mieux gérer les trafics au sein des 178 prisons françaises. 

Pour cela, l’administration pénitentiaire n’achètera plus de brouilleurs, car elle se trouvait vite dépassée par les nouvelles technologies. Aujourd’hui, elle possède 804 brouilleurs en prisons, obsolètes très rapidement. L’idée pour l'administration est de faire appel à un prestataire qui puisse s'occuper du brouillage afin d’être plus souple et réactif dans les évolutions technologiques. 

"Bénéfique pour limiter la tension"

Ce téléphone devrait permettre aux détenus d’appeler quatre numéros autorisés par la justice. 

Le secrétaire général CGT Pénitentiaire Christopher Dorangeville "n’est pas forcément défavorable" à la mise en place progressive par le ministère de la Justice de téléphones fixes dans toutes les cellules des prisons françaises. Selon le syndicat qui a réagi sur France Info ce mardi, ces téléphones fixes pourraient être une solution "bénéfique" pour limiter la "tension" quotidienne dans les prisons en favorisant le lien familial. En revanche, "la sécurité des établissements est en jeu" et  il faudra du personnel pour "écouter" les conversations des détenus.

La généralisation de cette mesure est née de l’expérimentation menée depuis un an et demi dans une prison de la Meuse, à Montmédy où depuis juillet 2016, il y a un téléphone fixe par cellule. Selon l'administration pénitentiaire, cette expérimentation a apporté "une réelle plus-value", les trafics de téléphones portables ont diminué de plus de 30 %. Au premier trimestre 2017 dans les prisons françaises, près de 20.000 mobiles, cartes SIM ou autres chargeurs ont été saisis.

De son côté, François Bes, coordinateur au sein de l'Observation international des prisons, estime qu'"avoir accès à ses proches à toute heure est extrêmement important. Je pense aux questions de prévention du suicide". 

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