Des urinoirs secs vont être installés autour de la Gare de Lyon à Paris, pour éviter les pipis sauvages contre les murs

Un exemple de vespasienne sèche
Un exemple de vespasienne sèche © Uritrottoir

Peut-être imaginez-vous, lorsque vous entendez parler de toilettes sèches, être face à une démarche écologique et militante. Si la protection de la nature est toujours une nécessité, la raison qui a poussé à la création de ce dispositif, et maintenant à son installation, est plutôt liée à l’hygiène et à la propreté de nos villes. Car ces toilettes sont prévues pour être installées dans les petits coins sombres, ceux-là même que certains hommes utilisent pour uriner dans la rue, surtout la nuit, et qui laissent toute la journée une traînée odorante….

Il y a des quartiers où cela relève de l'infection, par exemple autour des gares, par exemple. Ce n’est donc pas par hasard si c'est autour de la Gare de Lyon qu’on va installer des toilettes sèches crées par l’entreprise Uritrottoir. Le principe est simple : l’urine est récoltée dans un bac, dans la partie inférieure qui contient de la sciure, de la paille ou des copeaux. Le tout est surmonté d’une partie haute destinée aux fleurs ou plantes.

Le bac signale lui-même s’il a besoin d’une vidange, assurée par une entreprise extérieure. Les matières recueillies seront compostées sur une plateforme dédié car, explique Laurent Lebot, concepteur d'Uritrottoir, l'association du carbone et de l'azote permet de d'éviter les mauvaises odeurs d'abord et ensuite "de produire du fumier pour nourrir les fleurs."

Ces toilettes sèches coûtent environs 3.000 euros pièce. Le dispositif va être testé dès le mois de janvier à Paris et la ville de Nantes devrait en être en partie équipée d'ici au printemps prochain.

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