Deux soeurs afghanes participent à l'Albigeoise
Deux soeurs afghanes participent à l'Albigeoise © Radio France / Stéphane Iglésis

Elles sont surnommées "les petites reines de Kaboul" et elles sont ce dimanche à Albi (Tarn). Deux cyclistes afghanes membres de l’équipe nationale d’Afghanistan ont pris le départ de l’Albigeoise. Et faire du vélo pour une femme en Afghanistan, c’est un combat de tous les jours.

C’est une belle histoire et elle se passe à Albi dans le Tarn. Au départ de l'Albigeoise, cette course de vélo qui compte des amateurs et des professionnels et qui permet de se qualifier aux championnats du monde amateurs, il y aura deux cyclistes afghanes. Elles sont membres de l’équipe nationale d’Afghanistan qui ne compte que 20 cyclistes . Et faire du vélo pour une femme en Afghanistan c’est un combat de tous les jours.

Un danger au quotidien

Les deux jeunes sœurs de 18 et 19 ans ont commencé à faire du vélo en Iran à l’âge de 6 ans. Quand elles sont arrivées en Afghanistan, elles ont dû arrêter car c’était interdit. Elles ont repris à leur 15 ans, dans des conditions difficiles. Massouma est l’une des deux cyclistes.

En Afghanistan les talibans et Daech sont nombreux et c’est notre problème le plus important parce qu’ils ne veulent pas que les femmes fassent du vélo, même pour s’entraîner et progresser. A cause de tout ça c’est vraiment difficile pour les filles de faire du vélo.

L’autre problème est culturel.

Faire du vélo pour les filles, ce n’est pas bien, ce n’est pas normal. Mais nous, les filles de l’équipe nationale de vélo, nous voulons changer cette idée et montrer que les filles ont le droit de s’entraîner à vélo, surtout en Afghanistan.

Les deux sœurs et leur copine ont été accueillies par Roland Gilles , un passionné de vélo et ancien ambassadeur de France à Sarajevo.

Leur envie c’était de pédaler en liberté avec d’autres filles du monde. Leur rêve était de participer à une compétition et nous avions l’occasion, avec cette Albigeoise qui a un statut particulier, qualificative pour les championnats du monde des amateurs de tous âges.

Les deux sœurs et leur amie vont donc rentrer en Afghanistan mais elles ne savent pas encore si elles pourront s’entraîner plus souvent et si un jour elles pourront rouler librement sur les routes de leur pays.

► ► ► ALLER PLUS LOIN || Les "vélos de la liberté" à Kaboul, un reportage de Vanessa Descourau

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.