Le Tour, comment ça marche ? Il faut un parcours, des commissaires pour faire respecter le règlement, des "shérifs" pour canaliser la caravane. Une ville en mouvement pendant 3 semaines d'été, bref un casse-tête permanent pour les organisateurs.

Avant la course

En 1903, le règlement était déjà très élaboré.Sa trentaine d’articles précisait par exemple que « les véhicules automobiles sont prohibés » et que « Le parcours en entier devra être effectué par le coureur sans quitter sa machine, même dans les montées qu’il fera à pied ». Ou encore, que « des affiches de direction indiqueront le parcours sur toute la route ».Mais la carte officielle était du genre artisanal.

Carte TDF l'Auto
Carte TDF l'Auto © L'Auto

Comment sont déterminés les délais de mise hors course, qui peut participer, quels vélos sont autorisés, quels sont les montants des primes pour les porteurs des divers maillots ?Pour tout savoir, il suffit de consulter les 32 articles du règlement et ses annexes. Tout est là.

Pendant la course

Dès ses premiers coups de pédale, le Tour a été une grosse machine. La coordination d’une transhumance de 3 semaines pour des coureurs, des journalistes, une caravane de plus en plus dense, le tout au milieu d’un public dont l’enthousiasme peut aussi poser des problèmes tourne souvent au casse-tête, surtout si on y rajoute les manifestations, voire les aléas météorologiques.Pour tout régler, il y a des équipes au travail toute l’année. En 1962, leur patron était le Commissaire Général du Tour, Elie Vermeninger.

Une soutane sur un tan sad Le collège des commissaires du Tour est aujourd’hui fort de 17 membres, aguerris qui ont en tête les 18 pages et les 32 articles spécifiques du réglement du Tour, en plus des lois qui régissent l’ensemble des courses cyclistes.Un professionnalisme qui n’a pas toujours été de rigueur dans le recrutement des officiels. C’est ainsi qu’on a pu voir des commissaires de pittoresques provenances, et même un prêtre en soutane, pas plus spécialiste du vélo que ça. C’était en 1962. ### Les régulateurs Aujourd’hui, le peloton va de plus en plus vite, sur des routes qui ne se sont pas élargies. Il y a chaque jour sur la route plus de 2000 véhicules divers, dont plus de 300 directement concernés par la circulation au moment de la course.Autant dire que malgré la présence vigilante d’une cinquantaine de gardes républicains à moto, il faut aussi une sorte de police du Tour, afin que la loi de la jungle ne s’impose pas sur le bitume.C’est le travail des « termes », expression traduite de façon imagée par les anglo-saxons : « Race marshall » ; pour le moment, il ne porte pas d’étoile.
### Le héros de la course Le maillot jaune du centième Tour sera très spécial : il aura des interts réfléchissants en prévision de l’arrivée nocturne sur les Champs-Elysées, et une tête de Maure filigranée en l’honneur du premier passage de la course sur l’Ile de Beauté.Le maillot jaune est lui âgé de 94 ans selon la version la plus généralement admise : en 1919, pendant la course, Henri Desgrange le fondateur aurait décidé de faire porter un maillot distinctif au leader du classement Eugène Christophe, afin que les spectateurs puissent l’identifier sur la route.Et il aurait choisi le jaune, couleur des pages de son journal, «L’Auto »…
### Après la course Porter le maillot jaune ou gagner une étape, c’est bien sûr l’ambition de la plupart des coureurs du Tour. Et Pourtant, de contrôles divers en obligations médiatiques, c’est bien une deuxième étape que doivent disputer le leader du classement et le vainqueur du jour. Une étape qui requiert des qualités de maîtrise de soi difficile à mobiliser après plusieurs heures en selle. Ici, le Slovaque Peter Sagan vainqueur de l'étape et le maillot jaune suisse Fabien Cancellara.
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