Didier François lors de son arrivée au Bourget
Didier François lors de son arrivée au Bourget © Radio France

Les quatre journalistes français qui étaient otages en Syrie, Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres, ont regagné la France dimanche matin après dix mois et demi de captivité.

Didier François et Edouard Elias ont été accueillis par tout le personnel d’Europe 1, lors de leur arrivée dans la station où ils ont symboliquement décroché une affiche à leur image.

A l’antenne, Didier François, a raconté ses conditions de détention et notamment les "simulacres d'exécution" auxquels il n’a heureusement jamais cru, grâce à son expérience de grand reporter.

"Quatre jours sans manger et sans boire"

Les otages étaient enfermés dans des caves, souvent sans lumière. Les premiers jours ont été particulièrement éprouvants, racontre Didier François : "Ils vous mettent tout de suite dans l'ambiance. Quatre jours sans manger et sans boire. Au quatrième jour sans boire, on commence vraiment à être mal, menotté à un radiateur et des coups. C'est un peu pour casser les velléités de résistance".

Malgré tout cela, ou peut-être au contraire à cause de tout ce qu’il vient de vivre, Didier François ne cesse de sourire depuis son retour. Il l'a raconté à Claire Servajean :

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Didier Francois a refusé de commenter les propos du ministre des Affaires étrangère, Laurent Fabius, sur un détail qui a son importance : la langue que parlaient les ravisseurs.

Qui étaient les geôliers ?

Interrogé sur le tarmac de Villacoublay dimanche, Laurent Fabius a confirmé que certains geôliers parlaient français : "Des Français, des Belges, des Italiens, tout une série d'Européens sont partis faire le djihad en Syrie." Alors qu'en est-il vraiment ?

Selon Mathieu Guidère, spécialiste du monde arabe, "il faut d'abord distinguer ravisseurs et geôliers". Il répond aux questions de Pierrick Bonno :

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